Gara Djebilet: L’État accélère sur son chantier industriel le plus stratégique

Quatre ministres réunis autour d’une même table — c’est dire l’importance du dossier. Une réunion de coordination de haut niveau s’est tenue à Alger, coprésidée par le ministre d’État chargé des Hydrocarbures Mohamed Arkab, en présence de Saïd Sayoud à l’Intérieur et aux Transports, d’Abdelkader Djellaoui aux Travaux publics et d’infrastructures, et de Mourad Hanifi aux Mines, avec la participation de la secrétaire d’État Karima Tafer. L’ordre du jour : faire le point sur l’avancement du projet de la mine de fer de Gara Djebilet, et lever les obstacles qui pourraient en retarder la concrétisation.
Car ce chantier n’est pas un projet parmi d’autres.
Gara Djebilet concentre l’une des plus importantes réserves de minerai de fer au monde, et sa mise en valeur est pensée comme le socle d’une chaîne industrielle intégrée, allant de l’extraction brute jusqu’à la transformation sidérurgique.
Les discussions ont porté sur l’ensemble de cette filière : la ligne ferroviaire minière reliant Gara Djebilet à Tindouf et Béchar, l’unité de traitement primaire en phase finale d’achèvement, l’usine de concentré de fer à Béchar développée en partenariat avec Tosyali, et le futur complexe sidérurgique d’Oran qui viendra couronner l’ensemble du dispositif.
Le ton des échanges a été celui de l’urgence maîtrisée : accélérer les infrastructures, renforcer la coordination intersectorielle, lever les contraintes techniques et administratives pour tenir les délais.
Un volontarisme qui reflète la dimension stratégique du projet, présenté comme un levier majeur de diversification économique, de création d’emplois et de souveraineté industrielle dans un pays déterminé à bâtir sa puissance au-delà des hydrocarbures .
S. G.