Les éloges internationaux sur la mise en exploitation de la ligne ferroviaire minière Ouest Béchar-Tindouf-Gara Djebilet, en Algérie, se poursuivent. Après la presse mondiale, c’est autour de l’Union internationale des chemins de fer (UIC), de saluer l’exploit de l’Algérie et de la citer comme exemple en matière de développement stratégique et respectueux de l’environnement.
«L’Algérie a inauguré la ligne ferroviaire Béchar-Tindouf-Gara Djebilet, longue de 950 km, un projet stratégique majeur destiné à désenclaver la région minière de Gara Djebilet et à stimuler le développement national et régional. Cette ligne assurera le transport de marchandises et de passagers, garantissant ainsi la croissance industrielle tout en contribuant au progrès social des communautés riveraines», a indiqué l’Union dans un communiqué publié sur son site, précisant que l’un des partenaires de la construction de cette ligne, en l’occurrence l’Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (ANESRIF), est «membre éminent de l’UIC en Afrique».
Pour cette organisation internationale qui regroupe 200 membres (jusqu’à décembre 2024) sur les 5 continents, dont 62 membres actifs, 81 membres affiliés et 60 membres associés, ce projet «s’inscrit dans le modèle de développement par corridor, une approche qui a fait ses preuves à l’échelle mondiale» et que l’UIC «encourage fortement, garantissant une transformation économique intégrée et durable».
Plus que ça, «il illustre également le rôle crucial des corridors ferroviaires intérieurs pour le soutien des ports, des zones minières et des centres industriels, grâce à une logistique efficace et à de faibles émissions de carbone».
En inaugurant ce grand projet, l’Algérie se distingue une fois de plus dans le continent africain en tant qu’acteur économique majeur capable de lancer de tels infrastructures qui boostent l’économie.
Et l’UIC n’omet pas de le signaler. «L’UIC salue cet exemple d’acteurs industriels majeurs qui adoptent le rail dans le cadre d’une stratégie de développement globale et respectueuse de l’environnement», a écrit l’organisation, estimant que «l’avancement rapide du projet démontre une fois de plus ce qu’il est possible d’accomplir lorsque tous les acteurs collaborent efficacement autour d’une vision commune». «Le train circule sur le plus long viaduc d’Afrique, qui s’étend sur 4,111 kilomètres au-dessus du lit de l’Oued Dawra. Sa capacité de 32,5 tonnes par essieu facilite le transport de marchandises importantes, ainsi que de passagers», souligne-t-elle encore, rappelant au passage que la Société Nationale des Transports Ferroviaires (SNTF), est membre de l’organisation depuis 1929.
Avant l’UIC, la presse mondiale l’inauguration de ce projet par le Président Abdelmadjid Tebboune, avait largement retenu l’attention de la presse internationale. Le site spécialisé Discovery Alert a décrit,
dans une analyse, Gara Djebilet comme l’un «des plus importants gisements de fer inexploités au monde», alors que Eurasia review, a, dans une tribune, expliqué comment le développement du projet de minerai de fer de Gara Djebilet marque une tentative stratégique de redéfinir le modèle économique
algérien. En Suisse, la Radio Lac et l’agence Ecofin, spécialisée dans l’économie africaine, sont revenues sur ce grand projet stratégique, avec pour titre «la mutation minière de l’Algérie : Gara Djebilet passe à la vitesse supérieure» .
Farid B.
L’Union internationale des chemins de fer salue l’inauguration de la ligne ferroviaire Béchar-Tindouf-Gara Djebilet: L’Algérie en «exemple» !

