Amnesty International a lancé un appel pressant à la communauté internationale, et tout particulièrement à l’Union européenne (UE), afin qu’elle prenne des mesures concrètes et décisives pour mettre fin à ce que l’organisation qualifie de génocide perpétré par l’entité sioniste contre les Palestiniens de la bande de Ghaza. Dans une déclaration forte accordée à l’agence de presse turque Anadolu, la secrétaire générale de l’organisation, Agnès Callamard, n’a pas mâché ses mots. Elle a dénoncé l’usage systématique de la famine comme arme de guerre, en plus des bombardements massifs et des restrictions brutales imposées à la population civile. « Nous appelons tous les acteurs internationaux, en particulier l’UE, à prendre des mesures sérieuses pour mettre fin au génocide perpétré par l’occupant sioniste contre les Palestiniens de la bande de Ghaza, que ce soit par l’utilisation d’armes militaires ou par des politiques de famine qui ont rendu la bande complètement sans nourriture », a-t-elle déclaré. Appelant à une reconnaissance officielle du caractère génocidaire des actes commis, Callamard a exhorté les États à cesser leur passivité face à la catastrophe humanitaire qui se déroule sous leurs yeux. Elle a insisté sur l’urgence de permettre l’entrée immédiate et sans condition de l’aide humanitaire : « Nous exigeons que la nourriture, l’eau et les médicaments soient autorisés à entrer à Ghaza, en quantités abondantes, car les gens meurent de faim. » Depuis le 2 mars, la bande de Ghaza est soumise à un blocus total imposé par l’entité sioniste, accentuant une situation déjà dramatique. Selon Callamard, cette stratégie d’asphyxie, combinée à une campagne militaire continue, s’apparente à une guerre d’extermination qui dure depuis plus de 19 mois. Les hôpitaux sont hors service, les infrastructures civiles sont en ruines, et des centaines de milliers de Palestiniens sont déplacés, sans accès à l’eau potable ni à une alimentation suffisante.Amnesty International appelle donc à une mobilisation internationale, non seulement pour faire pression sur l’entité sioniste afin de lever le siège et permettre l’acheminement de l’aide, mais aussi pour engager des poursuites judiciaires contre les responsables de ces crimes devant les instances internationales compétentes. L’organisation demande à ce que les mécanismes de justice internationale soient activés sans délai afin de mettre fin à l’impunité et de rétablir le respect du droit humanitaire .
Farid B.
