«L’Intemporel»: Un concert grandiose pour célébrer l’âme andalouse de Cheikh Abdelkrim Dali

Un souffle andalou a traversé l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaih, samedi soir, à l’occasion du 48ᵉ anniversaire de la disparition de Cheikh Abdelkrim Dali, figure légendaire de la musique andalouse.
Organisé par la Fondation Cheikh-Abdelkrim-Dali, sous l’égide du ministère de la Culture et des Arts, l’événement intitulé «L’Intemporel» a réuni une pléiade d’artistes venus rendre hommage à l’héritage exceptionnel de cette icône de la culture algérienne.
Dans son allocution, Wahiba Dali, présidente de la Fondation, a rappelé que cet hommage célèbre non seulement une figure emblématique, mais aussi un symbole de fierté nationale dont l’œuvre continue de faire rayonner l’Algérie à travers le monde.
Elle a insisté sur la mission de la Fondation : transmettre le génie musical d’Abdelkrim Dali aux nouvelles générations et préserver un héritage qui a profondément façonné l’identité musicale algérienne, en lien étroit avec les festivités traditionnelles du pays.
Sous la direction experte de Leïla Kebir, l’orchestre de la Fondation a accompagné plusieurs interprètes venus des trois écoles de l’Andalou. Lila Borsali, Wahab Djazouli, Asma Aït Chaabane, Nassima Haffaf et Rifel Kalfat ont ainsi revisité avec émotion de célèbres pièces de la Senâa, cette variante de la musique andalouse dont Abdelkrim Dali fut l’un des plus brillants représentants.
Parmi les morceaux interprétés, Saha Aïdkoum, l’un de ses chefs-d’œuvre intemporels, a particulièrement marqué les esprits.
Avant le concert, la Fondation a également tenu à honorer plusieurs artistes et chefs d’orchestre de l’école Senâa d’Alger, saluant leur engagement pédagogique et leur contribution précieuse à la transmission du patrimoine musical algérien. Ont ainsi été distingués Mohamed Chérif Saoudi et Haroun Moussa, anciens élèves de Cheikh Abdelkrim Dali, ainsi que Naguib Kateb et Abdelouahab Boukouroura, véritables gardiens de la mémoire andalouse. Une soirée de mémoire et de transmission, où la musique fut bien plus qu’un spectacle : un acte de fidélité.
Amina S.