Solution onusienne de la crise en Libye: Convergence entre Washington et l’Algérie

Les États-Unis intensifient leurs efforts diplomatiques pour favoriser une sortie de crise en Libye, en soutenant une solution fondée sur le dialogue entre Libyens et sur l’unification des institutions du pays.
Cette orientation rejoint largement la position défendue de longue date par l’Algérie, basée sur le principe d’une solution exclusivement libyo-libyenne et d’une réconciliation nationale globale.
Depuis plus d’une décennie, la Libye reste marquée par une profonde division institutionnelle et politique.
Dans ce contexte, le conseiller principal du président américain pour les affaires arabes et africaines, Massad Boulos, a réaffirmé l’engagement de Washington en faveur d’un processus politique conduit par les Libyens eux-mêmes, sous l’égide des Nations unies. Cette approche s’inscrit dans la continuité des cadres internationaux déjà établis, notamment les conférences de Berlin, les réunions des pays voisins de la Libye et les initiatives de la Ligue arabe, où l’Algérie a constamment plaidé pour la stabilité, la souveraineté et l’unité du pays voisin. Washington soutient également le rôle central de la mission onusienne dirigée par Hanna Tetteh, en insistant sur la nécessité d’organiser des élections générales inclusives comme issue à l’impasse politique actuelle. Malgré certains signaux positifs, tels que des avancées limitées dans la coordination entre les institutions de l’Est et de l’Ouest ou des initiatives de rapprochement, la situation demeure fragile. Les profondes divergences politiques et institutionnelles continuent de freiner toute stabilisation durable. Dans ce contexte, la convergence entre la vision américaine récente et la diplomatie algérienne renforce l’idée qu’une solution durable en Libye ne peut être que politique, inclusive et strictement libyenne.
M. M.