Sous la présidence d’Azouz Nasri, le Bureau du Conseil de la Nation, élargi aux présidents des groupes parlementaires et au questeur, s’est réuni le dimanche 28 décembre 2025 afin d’arrêter le programme des travaux de la Chambre haute pour la période allant du 13 au 22 janvier 2026.
Cette session parlementaire sera marquée par l’examen et le vote de cinq projets de loi majeurs, dont celui consacré à la criminalisation du colonialisme français en Algérie.
Le Bureau a décidé d’orienter ce texte vers la Commission de la défense nationale, soulignant sa portée stratégique et historique. Au-delà de l’aspect juridique, cette orientation traduit la volonté des institutions algériennes d’inscrire la question coloniale dans le registre de la sécurité nationale, de la mémoire collective et de la préservation des fondements de l’État.Deux autres projets structurants ont été confiés
à la Commission des affaires juridiques et administratives, des droits de l’Homme et de l’organisation locale : le projet de loi organique relatif au statut fondamental de la magistrature et celui portant modification du Code de la nationalité algérienne.
Par ailleurs, deux textes supplémentaires, concernant le Code de la route et les services de confiance pour les transactions électroniques et l’identification numérique, ont été transmis à la Commission de l’équipement et du développement local.Le calendrier arrêté prévoit la reprise des séances plénières le mardi 13 janvier 2026, avec un vote final attendu le mercredi 21 janvier sur l’ensemble des cinq projets de loi. Cette échéance confère une dimension politique particulière à ce début d’année, dans un contexte
où le débat mémoriel avec la France reste sensible et conflictuel.La réunion a également permis de traiter les questions parlementaires récemment déposées : dix orales et cinq écrites ont été jugées recevables
et transmises au Gouvernement.
Sur le plan institutionnel, le Bureau a validé la transmission du dossier d’adhésion d’Abdenasser Hammoud, nouvellement désigné au titre du tiers présidentiel par le chef de l’État, en vue de son approbation lors de la prochaine séance plénière.
F.H.
La criminalisation du colonialisme au cœur des débats: Le Conseil de la Nation fixe son agenda
