Le ministère de la Justice a dévoilé ce lundi un vaste programme de formation à destination des magistrats et des personnels judiciaires, qui se déroulera du 22 au 26 mars. Articulé autour de trois grands axes, lutte contre la criminalité financière, droit maritime et renforcement du leadership féminin, ce dispositif s’inscrit dans le cadre d’une coopération renforcée avec des institutions des Nations Unies et des organismes internationaux.
À Paris : six magistrats algériens à l’école de la transparence
Du 24 au 26 mars, six magistrats algériens participeront à la deuxième édition de l’atelier régional du programme «Transparence Maintenant», organisé par l’Institut régional des Nations Unies pour la recherche sur le crime et la justice (UNICRI) à Paris. Cette session se concentrera sur l’expérience française en matière de gestion, de suivi, de saisie, de confiscation et de réutilisation sociale des avoirs criminels.
Au programme : des visites de terrain à l’Agence française de gestion et de récupération des avoirs saisis ainsi qu’à la plateforme nationale de suivi des actifs criminels. Aux côtés de l’Algérie, des représentants de l’Égypte, de la Jordanie, du Liban, de la Libye, du Maroc, de la Palestine et de la Tunisie prendront part à cette rencontre.
À Alger : sept magistrats plongent dans le droit de la mer
Parallèlement, et toujours dans le cadre de la coopération avec le Bureau des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), sept magistrats algériens suivront une formation sur le «droit de la mer et les principes fondamentaux des opérations maritimes», qui se tiendra également du 24 au 26 mars, à Alger.
Les thèmes abordés couvriront des sujets stratégiques : la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, les compétences judiciaires en matière maritime, ainsi que la répression des infractions commises en haute mer, piraterie, trafic de stupéfiants, immigration illégale ou encore atteintes à la sécurité des navires.
Un programme dédié à l’ascension des femmes magistrates
Sous l’égide du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), un volet spécifique est consacré à la carrière des femmes magistrates en Algérie. Cent juges bénéficieront de quatre ateliers de formation organisés à l’hôtel Firdi-Lili à Ben Aknoun (Alger). Réparties en deux groupes de 50, elles se formeront les 23 et 24 mars, puis les 25 et 26 mars, sur des modules conçus pour consolider leurs compétences en leadership, communication avec le public et les médias, gestion des juridictions et règlement des litiges individuels.
Une volonté affirmée de modernisation et d’égalité
Ces initiatives témoignent de la détermination de l’Algérie à doter son appareil judiciaire d’outils modernes et à renforcer ses partenariats internationaux. Elles soulignent également une attention croissante portée à l’égalité professionnelle au sein de la magistrature, en offrant aux femmes juges des opportunités concrètes de développement de carrière.
En conjuguant expertise technique, coopération multilatérale et promotion du leadership féminin, le ministère de la Justice affirme sa volonté de faire évoluer la justice algérienne vers davantage d’efficacité,
de transparence et d’équité.
Lotfi A.
