L’Algérie confirme sa montée en puissance dans le secteur pharmaceutique avec des résultats jugés «structurants» par le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, lors d’une audition devant la commission de la santé du Conseil de la Nation.
Le ministre a indiqué que le pays dispose désormais de 250 établissements pharmaceutiques couvrant environ 82% des besoins nationaux en médicaments.
La production locale atteint près de 5 400 médicaments enregistrés, traduisant une avancée significative vers la réduction de la dépendance aux importations et le renforcement de la sécurité médicamenteuse.
Selon le bilan présenté, les efforts engagés depuis la création du ministère en 2020 ont permis de structurer un écosystème plus intégré, avec une meilleure régulation du marché, un encadrement des prix et un accompagnement accru des industriels locaux.
L’objectif affiché est de garantir un approvisionnement stable en médicaments essentiels tout en soutenant la production nationale.
La stratégie du secteur repose sur plusieurs axes majeurs : le développement d’une industrie pharmaceutique intégrée, l’augmentation des capacités de production, la diversification des chaînes de fabrication et le renforcement du taux d’intégration industrielle.
À cela s’ajoute une politique active de promotion de la recherche, de l’innovation et de la numérisation des processus administratifs.Le ministère met également l’accent sur la production locale de principes actifs pharmaceutiques, notamment pour les antibiotiques, les traitements anticancéreux, les maladies chroniques et les médicaments à forte consommation.
Cette orientation vise à sécuriser les chaînes d’approvisionnement et à réduire les coûts de production.
Plusieurs projets structurants sonten cours de réalisation, dont la production de paracétamol, le fractionnement du plasma pour les dérivés sanguins, ainsi que la création d’unités de fabrication de matériaux de conditionnement et d’emballage pharmaceutique. Ces initiatives visent à renforcer l’autonomie industrielle du pays Dans une perspective plus avancée, le secteur prévoit également la mise en place d’un Institut de thérapie par cellules souches et d’un centre de recherche en virologie, accompagné d’une unité de production de vaccins, illustrant l’ambition de positionner l’Algérie
sur les technologies médicales de pointe.
Sur le plan continental, l’Algérie ambitionne de devenir un acteur majeur du marché pharmaceutique africain, en développant des partenariats industriels et en renforçant les capacités d’exportation.
Cette orientation s’inscrit dans une vision visant à faire du pays un hub régional capable de contribuer à la sécurité sanitaire en Afrique.
Anais G.
Industrie pharmaceutique: Plus de 100 projets pour transformer le secteur
