Et si les indicateurs traditionnels avaient enfin trouvé leur maître ?
Le dernier indice de prospérité mondiale dévoilé par HelloSafe vient bousculer les certitudes et offrir à l’Algérie une reconnaissance aussi inattendue que flatteuse.
Sur les 186 pays passés au crible d’une méthodologie novatrice, une seule nation africaine tire son épingle du jeu en accédant à la catégorie des pays à «prospérité intermédiaire» : l’Algérie.
Une performance qui force le respect et invite à regarder autrement les dynamiques à l’œuvre sur le continent. Ce qui fait la force et l’originalité de ce classement, c’est son refus de réduire la prospérité à la seule richesse brute.
Loin des palmarès simplistes qui ne jurent que par le PIB, HelloSafe a choisi d’embrasser la complexité du réel en conjuguant six indicateurs savamment pondérés.
La performance économique, bien sûr, avec le PIB par habitant (30%) et le Revenu national brut (20%), mais aussi et surtout la dimension humaine et sociale, trop souvent négligée. L’indice de développement humain pèse ainsi 20% dans l’équation finale, tandis que le coefficient de Gini, ce thermomètre des inégalités sociales, compte pour 15%. Le taux de pauvreté (10%) et le taux d’épargne nationale (5%) viennent compléter cette radiographie fine des réalités nationales.
Une approche puisée aux meilleures sources, Banque mondiale et Programme des Nations unies pour le développement, qui donne à cette étude une crédibilité incontestable.
Dans ce nouveau miroir tendu au monde, l’image qui se reflète est pleine d’enseignements. Si l’île Maurice et les Seychelles devancent techniquement l’Algérie sur le podium africain avec des scores légèrement supérieurs, c’est bien l’Algérie qui crée l’événement en franchissant le seuil symbolique des 40 points (40,36 exactement). Ce seuil, explique HelloSafe, marque l’entrée dans le club très fermé des nations à «prospérité intermédiaire», ces pays en développement qui ont su conjuguer croissance et progrès social, amélioration tangible de l’accès aux services de base et stabilisation du niveau de vie de leurs citoyens.
Avec 40,36 points, l’Algérie franchit le seuil symbolique des 40 points qui marque l’entrée dans le club des nations où croissance rime avec progrès social et accès aux services de base. Elle creuse ainsi un écart significatif avec ses voisins du Maghreb, tous relégués dans la catégorie inférieure : Libye (33,84), Égypte (33,24), Tunisie (32,25) et Maroc (30,02). Cette performance repose sur une stabilité économique adossée à un PIB par habitant supérieur aux moyennes continentales, mais surtout sur des politiques sociales soutenues et une redistribution des revenus qui ont hissé le développement humain à un niveau avancé. Là où d’autres ont accumulé sans partager, l’Algérie a fait le choix d’une croissance inclusive.
Farid B.
HelloSafe:L’Algérie, seul pays africain à la hauteur

