Ghaza: Le Qatar et la Turquie relancent la médiation face aux menaces de l’entité sioniste

Le Qatar a annoncé mardi dernier son intention de poursuivre les efforts de médiation en collaboration avec la Turquie et le Hamas, autour d’un plan de paix proposé par les États-Unis. Cette initiative vise à ouvrir une voie diplomatique face à l’escalade militaire et aux menaces répétées de l’entité sioniste. Majed al-Ansari, porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, a déclaré à Doha que des représentants turcs participeraient à une réunion avec l’équipe de médiation de Ghaza dans la journée.
Les responsables du Hamas, de leur côté, ont reçu tard lundi dernier l’intégralité du plan américain et se sont engagés à l’examiner avec sérieux et responsabilité. «La Turquie s’inscrit désormais dans le cadre de l’initiative américaine», a précisé M. Ansari, soulignant l’importance d’une coordination régionale pour garantir un processus de paix équitable.
Le président américain Donald Trump a affirmé que le Premier ministre de l’entité sioniste avait accepté sa proposition en 20 points, incluant notamment la libération des otages sous 72 heures si le Hamas donnait son accord. Mais derrière cette annonce, les menaces persistent : le dirigeant de l’entité sioniste a averti qu’il «finirait le travail» contre Ghaza si le plan était rejeté, une déclaration perçue comme une pression brutale sur une population déjà meurtrie.
Le Qatar, acteur diplomatique central dans le dossier ghazaoui, poursuit ses efforts aux côtés de l’Égypte, des États-Unis et d’autres partenaires pour obtenir un cessez-le-feu durable, garantir l’accès humanitaire à l’enclave assiégée, et œuvrer à une solution politique juste et pérenne. Face aux intimidations militaires et à l’impunité de l’entité sioniste, la diplomatie régionale tente de préserver ce qui reste d’espoir pour les civils de Ghaza, pris en étau entre blocus, bombardements et calculs géopolitiques .
S. G.