Gaza : La présidence palestinienne dénonce une escalade génocidaire

La réoccupation militaire de la bande de Gaza, projetée par l’entité sioniste, suscite une vague de condamnations internationales. Samedi, la présidence palestinienne a qualifié ce plan de « nouvelle escalade » menaçant gravement la stabilité régionale.
Dans un communiqué, son porte-parole Nabil Abou Roudeina a dénoncé une politique de provocation systématique, fondée sur le rejet des critiques mondiales et l’indifférence totale à la volonté internationale de parvenir à une paix durable.Selon Abou Roudeina, les politiques israéliennes — réoccupation de Gaza, annexion rampante de la Cisjordanie, judaïsation d’El Qods — ferment toutes les portes à la sécurité, tant au niveau régional que mondial. Il a rappelé que Gaza, tout comme Jérusalem et la Cisjordanie, constitue une partie intégrante de l’État palestinien. « Sans Gaza, il n’y aura pas d’État palestinien », a-t-il affirmé, soulignant que toute tentative d’effacement territorial est une négation du droit international. La présidence palestinienne a appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à intervenir d’urgence pour contraindre l’entité sioniste à cesser ses agressions et à permettre l’entrée de l’aide humanitaire dans l’enclave assiégée. Elle a également exhorté l’administration américaine à assumer ses responsabilités en empêchant l’extension de la guerre et en mettant fin au terrorisme des colons en Cisjordanie.Cette déclaration fait écho à celle de l’Algérie, qui a exprimé sa condamnation la plus ferme du plan israélien, le qualifiant de menace directe contre l’avenir de Gaza, de l’État palestinien et de la paix dans toute la région. Alger a rappelé que Gaza est un territoire occupé, reconnu par le droit international comme partie intégrante de l’État palestinien. Elle a appelé la communauté internationale, et en particulier le Conseil de sécurité, à assumer ses responsabilités pour stopper ce qu’elle qualifie de guerre d’extermination menée contre le peuple palestinien depuis près de deux ans. La réoccupation de Gaza ne représente pas seulement une violation du droit international : elle incarne une stratégie de domination brutale, visant à effacer la mémoire, la terre et la dignité d’un peuple. Face à cette offensive, la voix de l’Algérie et celle de la Palestine convergent dans une même exigence : celle de justice, de souveraineté et de reconnaissance
Imène.G