Foncier économique, innovation étudiante et climat : le gouvernement passe en revue ses chantiers prioritaires

Le premier ministre, Sifi Ghrieb, a présidé ce mercredi 4 novembre une réunion du gouvernement, selon un communiqué de ses services. Plusieurs exposés ont été présentés aux membres de l’exécutif, de l’investissement à l’innovation universitaire, en passant par l’adaptation au changement climatique.
Les travaux se sont ouverts sur le recensement du foncier économique, l’état d’avancement des projets d’investissement et la numérisation de leurs données. Cette opération répond aux instructions du président de la République, qui a demandé le lancement immédiat d’un recensement du foncier industriel à l’échelle du pays, ainsi que l’accélération de la numérisation de toutes les procédures d’investissement avec les secteurs concernés, afin de les mettre à la disposition du guichet unique.

Cet exposé visait aussi à évaluer les décisions prises lors des deux réunions interministérielles des 10 et 13 septembre 2026, tenues en visioconférence avec la participation des walis. Le recensement, mené selon la nature de chaque type de foncier, doit permettre de dresser une cartographie claire du foncier économique et de distinguer les nouveaux projets d’investissement de ceux qui relèvent d’une extension.
L’objectif est de mieux accompagner les opérateurs économiques et de lever les obstacles auxquels ils se heurtent. Le gouvernement s’est ensuite penché sur les mécanismes de financement des projets universitaires innovants, ceux que les étudiants conçoivent et qui peuvent être industrialisés et commercialisés. Il s’agit de les épauler pour concrétiser leurs idées et créer leurs propres entreprises.

Inscrits dans l’effort de l’État pour valoriser le potentiel d’innovation des étudiants, des diplômés et des doctorants, ces dispositifs ont déjà permis de financer près de mille projets. Ils s’intègrent dans un système global de financement de l’innovation et de création de valeur ajoutée au sein du monde universitaire, appelé à renforcer le rôle de l’université dans la diversification de l’économie nationale et la création de richesse. Les membres du gouvernement ont enfin entendu une présentation du Plan national d’adaptation aux changements climatiques à l’horizon 2035.

Ce plan complète la contribution déterminée au niveau national que l’Algérie a soumise aux instances des Nations unies en juin dernier. Il fixe les orientations nécessaires pour définir les priorités nationales et mettre en œuvre les mesures d’adaptation engagées par l’État, avec l’ambition de renforcer la résilience du pays face aux effets du dérèglement climatique, d’intégrer davantage l’adaptation dans les politiques publiques et de favoriser un développement durable.

F. B.