La tragédie palestinienne et l’indifférence internationale occupent une place centrale dans le nouvel ouvrage de l’écrivain algérien Yasmina Khadra, de son vrai nom Mohammed Moulessehoul.
Intitulé Le Moine du monastère de Bethléem, ce roman porte un regard littéraire sur les souffrances d’une population confrontée à la violence de l’occupation et à l’absence de réaction de la communauté internationale.
Présentant son livre lors d’une rencontre organisée à l’occasion de la 29e édition du Salon international du livre d’Alger (SILA), l’auteur a expliqué que son œuvre dépasse le cadre d’un simple récit historique.
Il entend notamment faire de la littérature un moyen de témoigner de la tragédie palestinienne et de dénoncer les injustices subies par les populations civiles. Pour Yasmina Khadra, la destruction de familles entières et l’abandon des victimes face à leur destin constituent une profonde blessure pour la conscience universelle.
Il a notamment regretté l’insuffisance des réactions internationales devant l’ampleur de cette tragédie.
L’écrivain a également mis en garde contre les conséquences de l’indifférence collective, estimant que le silence face à une injustice risque, à terme, de faire oublier une cause pourtant légitime. À ses yeux, la Palestine est devenue un véritable test des valeurs humaines et de la capacité du monde à se mobiliser contre l’oppression.
Au-delà de la dénonciation politique, l’auteur a insisté sur la responsabilité de la littérature et des arts dans la transmission de la mémoire et des souffrances humaines. Il a particulièrement attiré l’attention sur le danger de banaliser la violence à force d’y être exposé, considérant que l’indifférence internationale constitue une autre forme de souffrance pour les victimes.
Amina. S.
Yasmina Khadra au SILA : la Palestine au cœur de son nouveau roman .Le Moine du monastère de Bethléem
