Début aujourd’hui de la campagne électorale des locales : 20 jours pour convaincre

20 jours de confrontation, 20 jours de débat et d’échange avec la population… mais surtout 20 jours pour convaincre ces électeurs. Ce jeudi 5 novembre marque le début de la campagne électorale pour les élections locales du 28 novembre prochain. Un scrutn qui place au centre des défis la démocratie locale et la participation citoyenne. L’on se rappelle des difficultés que les postulants à la candidature avaient rencontré pour trouver des prétendants aux Assemblées locales. Idem pour les parrainages citoyens. Maintenant, une autre question s’impose : comment convaincre ? Quel discours les partis et candidats libres vont-ils adopter pour attirer les électeurs ? Faut-il tirer sur l’Exécutif ou faut-il braquer l’attention sur les dangers de l’indifférence ? Si l’angle d’attaque des discours de l’opposition et des partis de la majorité est différent, il n’en demeure pas moins que la participation massive à ces élections demeure un enjeu majeur.

Les deux camps vont appeler les citoyens à se diriger massivement aux urnes. Avec 5 631 listes déposées à travers l’ensemble des communes du pays, dont 5 371 présentées sous l’égide d’un parti politique, 239 listes indépendantes et 21 listes issues d’alliances de partis, pour un un nombre total de candidats qui s’élève à 141 388, pour les APC, la campagne sera des plus rudes localement. Plus au moins pour les APW où l’on trouve 434 listes dont 405 portées par des partis, 24 indépendantes et 5 alliances, pour un total de 21 476 candidats.

Enfin, ces derniers doivent obligatoirement s’en tenir aux règles tracées par le code électoral. Comme l’a si bien rappelé l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), en début de semaine, cette étape est régie par l’article 73 de la loi qui interdit toute forme de campagne en dehors de la période légalement définie. Le même article traite également de l’éthique et de la conduite des candidats qui doivent s’interdire tout discours haineux et toute forme de discrimination. Que les programmes s’affrontent et que les propositions visant à apporter des solutions aux problèmes que vivent les citoyens localement enrichissent le débat public au moins jusqu’au 24 novembre prochain, dernier jour de la campagne.
Car en définitive, ce qui intéresse la population, c’est comment résoudre les problématiques du quotidien et comment améliorer le cadre de vie et les services publics, de la santé à l’éducation, en passant par les transports, l’environnement, jusqu’au loisirs.

Pour les partis et les listes indépendantes, chacun y va de son chemin pour parvenir à transmettre son message mais surtout à attirer des voix. Mais comme il s’agit d’élections locales, il est certain qu’on assistera à plus de rencontres de proximité qui favorisent le contact direct, et à moins de grands meetings populaires, souvent désertés par les électeurs à cause du caractère très protocolaire qui ne favorise pas le contact direct. La conquête des sièges des APC et des APW commence aujourd’hui.

Farid B.