Des partis demandent un prolongement du délai pour le dépôt des dossiers: Législatives : déjà l’épreuve du terrain

Aune semaine de la fin des délais pour le dépôt des candidatures aux élections législatives du 2 juillet prochain, fixés au 18 mai courant, voilà que des partis politiques se démasquent et d’eux-mêmes.
Incapables de satisfaire aux exigences de la loi en collectant les parrainages nécessaires pour faire valider leurs dossiers de candidatures, ils réclament un prolongement de ladite date butoir.
Ironie, leur plainte coïncide avec la réunion tenue par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, mardi dernier, consacrée à l’examen des derniers préparatifs des élections législatives. En effet, des partis dont Jil Jadid, l’Union des Forces Démocratiques et Sociales (UDF), et Talaie El Hourriyet, ont été reçus lundi dernier par le président par intérim de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE). Objet de la réunion : solliciter un prolongement des délais.
Les représentants de ces formations politiques ont fait part de leurs «préoccupations» concernant le déroulement du processus de collecte des signatures, notamment durant les premiers jours du début de l’opération, affirmant avoir «rencontré des obstacles administratifs et organisationnels» qui avaient impacté l’avancement de l’opération. Selon eux, leurs militants et représentants locaux ont rencontré des difficultés sur le terrain, notamment en raison de «la forte affluence dans les mairies ou des retards de traitement des dossiers». Pour eux, prolonger les délais reviendrait à garantir l’égalité des chances pour tous les candidats impliqués et contribuerait à remédier aux irrégularités constatées lors de la collecte des signatures. Mais, devant cette plainte, Karim Khelfane qui n’a qu’à appliquer la loi dans toute sa rigueur, leur aura expliqué que les délais légaux «ne relevaient pas de sa compétence», ajoutant qu’il pourrait soumettre la doléance aux plus hautes autorités du pays, notamment le chef de l’état, seul légalement habilité à statuer sur une prolongation, a rapporté le journal El Khabar.
Cependant, indépendamment du fait que des «obstacles» pouvaient exister sur le terrain comme dans toutes opération, il y a lieu relever que ce sont toujours les mêmes qui se plaignent car, faut-il l’admettre, sans base militante solide capable de faire le travail. Pourquoi les traditionnels partis comme le FLN, le RND, ou dans l’opposition comme le FFS, ou le MSP, n’expriment pas souvent de telles plaintes ? La réponse est claire : une base militante et une présence qui leur permettent une meilleure mobilisation pour la collecte rapide des parrainages dans les délais fixés.
Pour rappel, la loi électorale exige aux partis de recueillir pas moins de 150 signatures par siège dans la circonscription. À titre d’exemple donc, à Alger qui compte 31 sièges à l’APN, un parti souhaitant présenter une liste doit recueillir environ 6 000 signatures. Ce qui est énorme pour des formations n’ayant pas atteint le seuil des 4% lors des précédentes élections ou n’ayant pas participé.
Enfin, en attendant qu’il y est réponse de l’ANIE, ces partis demeurent dans une course contre la montre pour faire valider leurs dossiers. C’est soit ça, ou disparaitre.
Farid B.