Dès 2026:Bouzred promet une économie diversifiée et une administration financière 100% numérique

Lors d’une séance plénière à l’Assemblée populaire nationale consacrée au projet de loi de finances 2026, le ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, a affirmé que l’économie algérienne affiche des indicateurs positifs confirmant la pertinence de l’orientation adoptée. Taux de croissance appréciables, recul de l’inflation et maintien des équilibres extérieurs témoignent, selon lui, d’une transformation profonde : l’Algérie est sortie de la logique rentière pour s’engager dans une diversification réelle de ses recettes. Le ministre a insisté sur l’accélération des réformes financières, fiscales et budgétaires, avec un axe central : la numérisation.
Dès 2026, les citoyens pourront accéder à distance à leurs documents administratifs, tandis que le livret foncier électronique sera mis en service pour simplifier les transactions. Un système numérique intégré pour l’administration fiscale sera lancé avant la fin de l’année, garantissant transparence et empêchant toute manipulation des dossiers.
La gestion budgétaire connaîtra une «transformation radicale» dès janvier, avec un recours total aux transactions électroniques pour le paiement des salaires, le suivi des opérations financières et la collecte des statistiques. La Trésorerie publique sera progressivement intégrée à ce dispositif, permettant une meilleure maîtrise des liquidités et une utilisation plus efficiente des dépenses publiques.
Concernant les subventions, Bouzred a annoncé que la création d’une base de données exhaustive sur les citoyens permettra d’appliquer un système d’aide directe ciblée, destiné aux ménages réellement dans le besoin. Le ministre a également évoqué la révision de la loi sur les marchés publics, avec des amendements spécifiques pour les régions du Sud afin de garantir l’efficacité et le suivi des projets sur le terrain. Sur le plan budgétaire, Bouzred a précisé que le déficit sera financé par la dette intérieure, estimée à près de 18 000 milliards DA, sans incidence sur les prix ni sur l’inflation.
Il a rappelé que 8 000 milliards sont destinés à couvrir le déficit, 6 000 milliards concernent la dette non conventionnelle de 2017, et 3 500 milliards représentent des crédits aux entreprises publiques, notamment Sonelgaz pour les projets énergétiques et les stations de dessalement.
Enfin, le ministre a défendu le nouveau règlement fiscal volontaire, qui permettra aux commerçants et opérateurs de régulariser leur situation en payant 10% des sommes déclarées. Contrairement à l’expérience de 2016, cette mesure vise à améliorer le recouvrement fiscal et à renforcer la confiance entre l’administration et les opérateurs économiques
Samira G.