Lors d’une réunion d’urgence tenue lundi 4 août 2025, le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine, présidé par l’Algérie pour le mois d’août, a réaffirmé son soutien à la souveraineté, à l’unité et à l’intégrité territoriale du Soudan.
Sous la direction de l’ambassadeur Mohamed Khaled, représentant de l’Algérie, le Conseil a fermement condamné la formation d’un « gouvernement parallèle » à Nyala par les Forces de soutien rapide (FSR), qualifiant cette initiative de menace directe contre le processus politique en cours dans le pays.
Le communiqué final de la session a dénoncé l’escalade des hostilités militaires ainsi que les ingérences étrangères qui aggravent la crise. Le CPS a appelé à une cessation immédiate des combats et a exhorté toutes les parties soudanaises à s’engager dans un dialogue politique inclusif, mené par les Soudanais eux-mêmes, en vue de restaurer un ordre constitutionnel légitime. Cette position s’inscrit dans la ligne diplomatique défendue par Alger, qui plaide pour des solutions africaines aux crises africaines.Durant la réunion, le Haut représentant de l’Union africaine, Mohamed Ibn Chambas, ainsi que des représentants de l’IGAD et du Programme alimentaire mondial (PAM), ont présenté des rapports alarmants sur la situation humanitaire, notamment dans les régions du Darfour et du Kordofan.
Les membres du Conseil ont souligné l’urgence de protéger les civils et de garantir un accès sans entrave à l’aide humanitaire. Ils ont salué la nomination de Kamel Idriss au poste de Premier ministre civil, tout en appelant à ce que les auteurs de violations des droits de l’homme soient traduits en justice.Malgré les attentes de Khartoum, la question de la levée de la suspension du Soudan de l’Union africaine n’a pas été abordée lors de cette session. Une source diplomatique au sein de l’organisation a précisé que l’objectif principal de la réunion était de traiter la gravité de la situation actuelle, en particulier sur le plan humanitaire et sécuritaire. La présidence algérienne du CPS intervient à un moment critique pour le continent, marqué par des conflits prolongés et des menaces sécuritaires transnationales. Elle constitue une opportunité pour Alger de renforcer son rôle de médiateur et de stabilisateur régional, tout en affirmant son engagement en faveur de la paix et de la sécurité en Afrique .
Imène.G
Crise au Soudan : L’UA, sous présidence algérienne, rejette le gouvernement parallèle des FSR
