Au terme d’un match retour héroïque mais insuffisant, le CS Constantine a dominé RS Berkane (1-0) dimanche soir, sans parvenir à effacer l’énorme retard accumulé à l’aller (0-4).
Les Sanafir ont largement dominé les débats, se créant de multiples occasions, sans réussite.
Devant son public du stade Hamlaoui, le CSC a cru entretenir l’illusion grâce à une tête rageuse d’Abdennour Belhocini dès la 47ᵉ minute. Plein d’envie, Constantine a étouffé Berkane, repoussé dans ses derniers retranchements tout au long de la deuxième période.
Brahim Dib a bien failli faire chavirer tout un stade en trouvant le poteau à l’heure de jeu, alors que Tosin Omoyele, de la tête, et Chahine Belaouel, d’une frappe à bout portant, ont longtemps fait planer le doute en toute fin de partie. Mais Berkane a fait parler son expérience. Sous la houlette d’un Munir Mohamedi impeccable sur sa ligne, les Oranges ont contenu les assauts désordonnés des Algériens, malgré les sorties prématurées sur blessure de Youssef Zghoudi et Adil Tahif. Les joueurs de Mouine Chaâbani, mis à rude épreuve, ont validé leur billet pour la finale, où ils défieront Simba SC.
Pour Constantine, ce succès sur la soirée aura un goût amer : celui d’un immense gâchis, après une première manche complètement manquée. C’est dire que les Sanafir sont éliminés les armes à la main. D’ailleurs, le CS Constantine a quitté la Coupe de la CAF sous les applaudissements chaleureux de son public. N’ayant pas pu renverser le lourd handicap des quatre buts concédés lors de la demi-finale aller, disputée une semaine plus tôt au stade municipal de Berkane (4-0), le CSC devra apprendre de cette première expérience.
Simba SC tient bon et file en finale
Un peu plus tôt, les Tanzaniens de Simba avaient validé leur ticket pour la finale en tenant en échec les Sud-Africains de Stellenbosch (0-0) au match retour. La courte victoire (1-0), réussie au match aller, fut précieuse et importante pour se qualifier pour la finale de la coupe de la CAF, la seconde de leur histoire après celle de 1993. Ainsi, malgré une domination stérile de Stellenbosch FC, Simba SC a su conserver son avance acquise à l’aller (1-0) pour décrocher, dimanche au Moses Mabhida Stadium de Durban, sa place en finale de la Coupe de la CAF. Acculés, mais jamais dépassés, les Tanzaniens ont plié sans rompre face à une équipe sud-africaine déterminée mais trop brouillonne dans le dernier geste. Moussa Camara, le dernier rempart de Simba, a multiplié les arrêts décisifs pour préserver le précieux avantage conquis à Zanzibar. Stellenbosch a longtemps cru renverser le cours du match. Genino Palace pensait avoir libéré les siens à l’heure de jeu, mais son but a été logiquement annulé pour hors-jeu après intervention du VAR. Un coup de massue pour les hommes de Steve Barker, qui n’ont cessé de pousser jusqu’au bout.
Dans les derniers instants, Fawaaz Basadien et Ismaël Touré ont manqué des occasions franches, tandis que Devin Titus et Sanele Barns ont vu leurs tentatives frôler le cadre. Face à cette marée offensive, Simba, sous la houlette du technicien sud-africain Fadlu Davids, a livré une prestation tactique presque parfaite, cassant le rythme et fermant tous les espaces dans un match devenu de plus en plus tendu.
Le club de Dar es Salaam, finaliste de l’ancienne Coupe de la CAF en 1993, retrouvera enfin une finale continentale, avec l’espoir de décrocher cette fois un premier sacre. Les Msimbazi Reds défieront RS Berkane, tombeur du CS Constantine, pour tenter d’écrire l’une des plus belles pages de leur histoire.
Pour Stellenbosch, cette élimination marque la fin d’une épopée historique sur la scène africaine, où le novice sud-africain a déjoué tous les pronostics pour atteindre le dernier carré. Solidement accrochés à leurs certitudes défensives, les Tanzaniens peuvent désormais rêver d’un triomphe qui récompenserait leur remarquable parcours.
Hakim.A.
