Cisjordanie: Le Hamas salue la condamnation internationale et réclame des sanctions contre l’entité sioniste

Le mouvement de résistance islamique (Hamas) a exprimé mardi sa satisfaction après la publication d’une déclaration commune d’une vingtaine de pays dénonçant les récentes mesures de l’entité sioniste visant à renforcer son emprise sur la Cisjordanie occupée.
Une prise de position que le Hamas considère comme «un pas dans la bonne direction», tout en appelant la communauté internationale à aller plus loin en imposant «des sanctions dissuasives» à l’occupant.
Dans un contexte marqué par l’agression génocidaire contre Ghaza et l’intensification sans précédent de la colonisation en Cisjordanie, cette condamnation internationale intervient comme un rare signe de fermeté face aux violations systématiques du droit international par l’entité sioniste.
Lundi, près de 20 pays ont dénoncé «avec la plus grande fermeté» les décisions unilatérales prises par les autorités d’occupation pour accroître leur contrôle sur la Cisjordanie, territoire occupé militairement depuis 1967.
Ces mesures visent notamment des secteurs qui, selon les accords d’Oslo des années 1990, étaient théoriquement placés sous l’autorité palestinienne. Les pays signataires ont mis en garde contre «une stratégie manifeste visant à modifier la situation sur le terrain et à poursuivre une annexion de facto inacceptable», soulignant que «de telles actions constituent une attaque délibérée et directe contre la viabilité de l’État palestinien et la mise en œuvre de la solution à deux États».
Dans sa réaction, le Hamas a salué cette prise de position qu’il considère comme «un pas dans la bonne direction pour faire face aux plans expansionnistes de l’occupation, qui violent ouvertement le droit international et les résolutions de l’ONU».
Mais le mouvement de résistance va plus loin en exhortant les pays signataires, ainsi que «tous les pays du monde», à traduire ces condamnations verbales en actes concrets. Le Hamas appelle à imposer «des sanctions dissuasives» et à exercer «des pressions sur le gouvernement d’occupation fasciste pour qu’il cesse ses politiques visant à imposer l’annexion, la colonisation et les déplacements forcés».
Depuis le déclenchement de l’agression sioniste contre Ghaza le 7 octobre 2023, la colonisation en Cisjordanie a connu une accélération dramatique. Les colons, bénéficiant de la protection et des encouragements des autorités d’occupation, multiplient les incursions et les confiscations de terres.
La situation est particulièrement critique à Al-Qods-Est, occupée et annexée depuis 1967, mais aussi dans l’ensemble de la Cisjordanie où plus d’un demi-million de colons vivent désormais dans des colonies illégales au regard du droit international, implantées au cœur d’une population palestinienne d’environ trois millions d’habitants.
Face à cette politique d’annexion rampante qui réduit chaque jour un peu plus les chances d’une solution à deux États, la déclaration des 20 pays, bien que symboliquement importante, reste insuffisante sans mesures concrètes.
Le Hamas, en première ligne de la résistance contre l’occupation, rappelle que seules des sanctions dissuasives pourront contraindre l’entité sioniste à respecter le droit international et mettre un terme à sa politique de colonisation et de déplacements forcés.
Malik M.