a généralisation de l’obligation de domicilier l’allocation touristique de 750 euros sur un compte en devises a bouleversé les habitudes des candidats au voyage. Désormais incontournable pour bénéficier de ce droit de change, la carte de paiement internationale, qu’elle soit estampillée Visa ou Mastercard, connaît un engouement sans précédent auprès des épargnants algériens, contraints de revoir leur rapport aux guichets bancaires.
L’obtention de ce sésame suit toutefois un parcours balisé mais contraignant : impossible d’accéder directement à un compte en devises sans détenir, au préalable, un compte courant en dinars dans le même établissement.
Une architecture à deux étages qui allonge sensiblement les délais et multiplie les justificatifs à réunir, comme l’a constaté Algérie Confluences en effectuant un tour d’horizon auprès de plusieurs banques de la place, publiques comme privées.
Les écarts entre établissements sont notables, tant dans le montant des dépôts exigés que dans la nature des pièces demandées.
Chez BNP Paribas El Djazaïr, l’ouverture du compte en dinars suppose la présentation d’une pièce d’identité, d’un justificatif de domicile, d’une
attestation d’emploi et d’un bulletin de salaire, moyennant un versement initial fixé à 5 000 dinars. Une conseillère de l’établissement précise toutefois qu’un client ne domiciliant pas ses revenus dans la banque devra patienter six mois et s’acquitter d’un dépôt dix fois supérieur avant de pouvoir prétendre à un compte en devises, la domiciliation salariale faisant clairement office de sésame accélérateur dans plusieurs enseignes.
Une fois cette première étape franchie, un minimum de 500 euros doit être déposé pour activer le compte en devises, la carte elle-même n’étant délivrée qu’au bout d’environ un mois.
Le Crédit populaire d’Algérie applique une logique voisine, avec une orientation vers l’agence de résidence du client et un dossier comprenant pièce d’identité, acte de naissance, justificatif de domicile, attestation de travail et les trois derniers bulletins de paie, pour un dépôt d’entrée de 40 000 dinars. Les commerçants, de leur côté, doivent
produire leur registre du commerce ainsi que
l’attestation fiscale C20. Là encore, 500 euros sont
nécessaires pour faire basculer le compte courant vers un compte en devises.
À la Banque nationale d’Algérie, les documents exigés restent globalement similaires, mais la barre d’entrée est nettement plus accessible :
10 000 dinars pour le compte courant et seulement 50 euros pour son pendant en devises, avec un délai de délivrance de la carte qui avoisine également le mois.
La Banque extérieure d’Algérie se distingue quant à elle par des montants d’entrée particulièrement bas, 1 000 dinars pour le compte courant et 100 euros
pour le compte en devises, mais impose
une condition supplémentaire pour les candidats
à la Mastercard : la présentation d’une copie du passeport, une exigence propre à cet établissement parmi les banques consultées.
Au final, si le principe reste commun à l’ensemble du secteur bancaire, les disparités de coûts,
de délais et de pièces justificatives
dessinent un paysage disparate, où le choix de l’établissement peut significativement influer sur la rapidité avec laquelle les candidats au voyage parviendront à sécuriser leur allocation
en devises n
l Anais G.
La généralisation de l’obligation de domicilier l’allocation touristique de 750 euros sur un compte en devises a bouleversé les habitudes des candidats au voyage. Désormais incontournable pour bénéficier de ce droit de change, la carte de paiement internationale, qu’elle soit estampillée Visa ou Mastercard, connaît un engouement sans précédent auprès des épargnants algériens, contraints de revoir leur rapport aux guichets bancaires.
L’obtention de ce sésame suit toutefois un parcours balisé mais contraignant : impossible d’accéder directement à un compte en devises sans détenir, au préalable, un compte courant en dinars dans le même établissement.
Une architecture à deux étages qui allonge sensiblement les délais et multiplie les justificatifs à réunir, comme l’a constaté Algérie Confluences en effectuant un tour d’horizon auprès de plusieurs banques de la place, publiques comme privées.
Les écarts entre établissements sont notables, tant dans le montant des dépôts exigés que dans la nature des pièces demandées.
Chez BNP Paribas El Djazaïr, l’ouverture du compte en dinars suppose la présentation d’une pièce d’identité, d’un justificatif de domicile, d’une
attestation d’emploi et d’un bulletin de salaire, moyennant un versement initial fixé à 5 000 dinars. Une conseillère de l’établissement précise toutefois qu’un client ne domiciliant pas ses revenus dans la banque devra patienter six mois et s’acquitter d’un dépôt dix fois supérieur avant de pouvoir prétendre à un compte en devises, la domiciliation salariale faisant clairement office de sésame accélérateur dans plusieurs enseignes.
Une fois cette première étape franchie, un minimum de 500 euros doit être déposé pour activer le compte en devises, la carte elle-même n’étant délivrée qu’au bout d’environ un mois.
Le Crédit populaire d’Algérie applique une logique voisine, avec une orientation vers l’agence de résidence du client et un dossier comprenant pièce d’identité, acte de naissance, justificatif de domicile, attestation de travail et les trois derniers bulletins de paie, pour un dépôt d’entrée de 40 000 dinars. Les commerçants, de leur côté, doivent produire leur registre du commerce ainsi que l’attestation fiscale C20. Là encore, 500 euros sont nécessaires pour faire basculer le compte courant vers un compte en devises. À la Banque nationale d’Algérie, les documents exigés restent globalement similaires, mais la barre d’entrée est nettement plus accessible :
10 000 dinars pour le compte courant et seulement 50 euros pour son pendant en devises, avec un délai de délivrance de la carte qui avoisine également le mois.
La Banque extérieure d’Algérie se distingue quant à elle par des montants d’entrée particulièrement bas, 1 000 dinars pour le compte courant et 100 euros pour le compte en devises, mais impose
une condition supplémentaire pour les candidats à la Mastercard : la présentation d’une copie du passeport, une exigence propre à cet établissement parmi les banques consultées.
Au final, si le principe reste commun à l’ensemble du secteur bancaire, les disparités de coûts,
de délais et de pièces justificatives dessinent un paysage disparate, où le choix de l’établissement peut significativement influer sur la rapidité avec laquelle les candidats au voyage parviendront à sécuriser leur allocation en devises.
Anais G.
