Près de 210 millions d’électeurs américains sont appelés aux urnes ce mardi à l’occasion des élections de mi-mandat au Congrès américain, afin de renouveler 35 des 100 sièges du Sénat ainsi que la totalité des 435 sièges de la Chambre des représentants. Les élections de mi-mandat se déroulent deux ans après l’élection présidentielle. Elles permettent de renouveler l’ensemble des sièges de la Chambre des représentants, ainsi qu’un tiers des sièges du Sénat. Leurs résultats peuvent avoir une incidence directe sur le programme politique du locataire de la Maison-Blanche pour le reste de son mandat présidentiel.
À mi-parcours du mandat présidentiel, qui dure quatre ans, les électeurs sont ainsi appelés à retourner aux urnes pour élire leurs représentants et une partie des membres du Sénat, tout en évaluant la politique menée par le président en exercice. Ce scrutin s’apparente à une sorte de «nouveau référendum» sur son action. La Chambre des représentants est intégralement renouvelée tous les deux ans, tandis que le Sénat est renouvelé par tiers.
Un record de participation au vote anticipé
Avant même l’ouverture du scrutin de ce mardi, près de 54 millions d’Américains avaient déjà voté par anticipation, selon l’élection Lab de l’Université de Floride. Ce chiffre constitue un record pour des élections de mi-mandat. Le vote anticipé a notamment enregistré une forte progression dans plusieurs États clés, avec une proportion d’électeurs démocrates supérieure à celle des républicains parmi
les votants. Les élections de mi-mandat, prévues par l’article premier de la Constitution américaine, se tiennent le mardi suivant le premier lundi de novembre. Les premiers résultats sont attendus dans la soirée d’aujourd’hui.
Les sondages prévoient une progression des démocrates
Les sondages d’opinion indiquent que les démocrates pourraient obtenir la majorité à la Chambre des représentants. En revanche, la compétition pour le contrôle du Sénat reste incertaine, après que le parti a enregistré des performances encourageantes dans plusieurs États traditionnellement républicains, notamment le Texas et le Kansas. Malgré ces indicateurs, les démocrates font preuve de
prudence. Les sondages ont en effet déjà sous-estimé par le passé l’ampleur de la mobilisation au sein du mouvement «Make America Great Again» (MAGA), favorable au président Donald Trump.
Le sénateur démocrate Raphael Warnock a ainsi décrit la position de son parti sur la chaîne CNN comme un «optimisme teinté d’inquiétude». De son côté, Donald Trump a déclaré qu’il s’attendait à pouvoir recourir à son droit de veto pendant «un mois ou deux», avant de parvenir à des compromis avec les démocrates, dans l’hypothèse où les républicains perdraient le contrôle du pouvoir législatif.
Malik M.
