Prisonniers palestiniens : la ligue arabe dénonce les violations des droits de l’homme à Ramla

La ligue des états arabes a condamné les actes de torture et de répression systématique dont sont victimes des prisonniers palestiniens originaires de la bande de Ghaza dans la prison de l’entité sioniste de Ramla, appelant à l’ouverture d’une enquête internationale indépendante et à la poursuite des responsables de ces violations. Cette prise de position intervient quelques jours après que le Bureau d’information des prisonniers palestiniens a annoncé, le 27 octobre dernier, des détenus originaires de Ghaza étaient victimes d’agressions répétées dans le quartier Rakefet de la prison. Ces violences comprennent des passages à tabac, l’utilisation de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc, qui ont provoqué des blessures et des brûlures parmi les détenus.

Dans un communiqué publié, la Ligue arabe a exprimé sa ferme condamnation des «violations des droits de l’homme et des opérations de répression répétées et systématiques auxquelles sont soumis les prisonniers de la bande de Ghaza détenus dans le quartier Rakefet de la prison de Ramla, et qui ont entraîné des blessures et des brûlures chez plusieurs d’entre eux». La ligue arabe a mis en garde contre la gravité de ces pratiques, qu’elle considère comme une violation du droit international humanitaire, notamment des quatre Conventions de Genève de 1949 et de leurs deux protocoles additionnels, ainsi que de la Convention contre la torture.

Elle a affirmé que ces actes «constituent des crimes contre l’humanité qui exigent que leurs auteurs soient tenus responsables et répondent de leurs actes». La ligue arabe a appelé à une enquête internationale indépendante, à la libération des prisonniers malades et blessés et à la fin des détentions arbitraires.
Elle a également exhorté la communauté internationale et les instances onusiennes à agir pour protéger les détenus palestiniens et mettre fin à l’impunité, après les agressions répétées signalées à la prison de Ramla, notamment des passages à tabac et l’usage de gaz et de balles en caoutchouc .

M. M.