Comprendre, maîtriser, rattraper, dépasser : le pari de la science algérienne

Quatre verbes pour tracer un cap. C’est ainsi que le Haut conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger a résumé la feuille de route «globale» qui guide sa démarche, et que son coordinateur, le professeur Elias Zerhouni, a détaillée ce matin dans l’émission «L’invité du jour» de la Chaîne 3 de la Radio algérienne. Comprendre, maîtriser, rattraper, dépasser, la séquence dit à la fois une méthode et une ambition. Le chemin parcouru depuis la réunion constitutive du 28 juin est déjà notable.
Le Conseil a tenu plusieurs séances de travail, défini sa feuille de route et l’a présentée au président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui l’a reçu officiellement au siège de la Présidence le 27 septembre.
Le professeur Zerhouni a salué l’engagement de tous les membres, tout en posant un principe de base, celui d’avancer en étroite collaboration «avec nos collègues de l’intérieur du pays qui, eux, connaissent la situation mieux que nous».

Cette humilité commande le premier temps de la démarche. Comprendre, c’est d’abord se faire une idée très précise de la situation actuelle par une «analyse profonde et réaliste», car, a-t-il prévenu, «on n’arrive pas avec des solutions préparées». Viendra ensuite le temps de Maîtriser, par la définition d’outils adaptés. Rattraper suivra, avec l’objectif de se hisser «au niveau mondial en rattrapant les faiblesses» et les failles, et cela sans la moindre «compromission sur l’excellence». Reste le dernier verbe, le plus audacieux, Dépasser, c’est-à-dire réaliser «ce que d’autres ne peuvent pas faire» en s’appuyant sur les spécificités algériennes. Rien de tout cela ne se fera en vase clos.

Le coordinateur du Conseil a annoncé la création d’un vivier de compétences, destiné à aller plus vite dans ce qu’il appelle «cette innovation à l’Algérienne». L’appel semble déjà trouver un écho. Le Conseil a été, et continue d’être, sollicité par de nombreux autres membres de la diaspora, «des talents extraordinaires et très volontaires», a relevé le professeur, y voyant une caractéristique des Algériens.

A. G.