Retraite des Algériens de l’étranger:2 372 demandes, le Canada et le Golfe en tête

Depuis l’entrée en vigueur du décret exécutif ouvrant l’adhésion volontaire au régime national de retraite aux membres de la communauté nationale établie à l’étranger, 2 372 demandes ont été déposées auprès de la Caisse nationale des retraites.
Un chiffre qui traduit, selon le directeur général de l’organisme, Abdelhafid Adrar, l’intérêt croissant des expatriés pour ce dispositif conçu pour préserver leurs droits sociaux malgré la distance.
Sur l’ensemble de ces dossiers, 1 120 ont reçu une réponse favorable, tandis que 1 038 ont été rejetés faute de satisfaire aux conditions légales requises — non-justification d’une résidence régulière à l’étranger, absence d’inscription auprès des représentations diplomatiques ou consulaires algériennes, ou encore incapacité à prouver l’exercice d’une activité professionnelle, salariée ou non, hors du territoire national.
Deux cent quatorze dossiers restent, à ce jour, en cours d’instruction.
C’est depuis le Canada et les pays du Golfe que proviennent la majorité des candidatures, un signal, estime Abdelhafid Adrar, de l’engouement des Algériens établis à l’étranger pour ce mécanisme.
Le dispositif s’adresse en priorité aux ressortissants résidant légalement hors du pays, inscrits auprès des représentations diplomatiques ou consulaires algériennes et exerçant une activité professionnelle à l’étranger, à condition de ne pas dépasser 55 ans au moment de la demande et de ne pas relever déjà de l’affiliation obligatoire au régime national de sécurité sociale au titre d’une activité salariée exercée sur le territoire national.
Une campagne de sensibilisation, destinée à faire connaître ce droit au plus grand nombre d’expatriés, doit démarrer dès demain.
Elle vise, précise le directeur général de la Caisse, à mieux faire comprendre l’intérêt de cette adhésion volontaire pour la préservation des droits des intéressés et de leurs ayants droit.
Une fois la demande acceptée, l’adhérent s’engage à verser une cotisation équivalant à 31,25% du salaire déclaré, ce dernier ne pouvant être inférieur à trois fois le salaire de référence fixé par la loi.
Le règlement s’effectue intégralement en ligne, par carte de paiement Visa internationale, permettant aux membres de la communauté nationale d’accomplir l’ensemble des démarches inscription et paiement depuis leur pays de résidence.
L’affiliation ouvre droit, dès son enregistrement, à la couverture sociale en matière d’assurance maladie et maternité sur le territoire national, avec la délivrance de la carte Chifa et l’accès à l’ensemble des prestations en nature, pour l’assuré comme pour ses ayants droit.
Concernant la retraite proprement dite, la pension est servie à 65 ans pour les hommes et 60 ans pour les femmes, sous réserve de justifier de quinze années de cotisation volontaire. À défaut, l’adhérent peut racheter les années manquantes, dans la limite de cinq ans, moyennant un taux de 2,5% par année, afin de compléter la durée requise pour l’ouverture du droit à pension.
En cas de décès de l’adhérent, ses ayants droit bénéficient des droits prévus par la législation en vigueur, au premier rang desquels la pension de réversion.
Ce mécanisme s’inscrit dans les mesures décidées par le président de la République en faveur des
membres de la communauté nationale établie à l’étranger, afin de leur permettre de préserver leurs droits en matière de sécurité sociale et de retraite, quelle que soit leur terre d’accueil.
Fateh H.