La commission des affaires juridiques et administratives de l’Assemblée Populaire Nationale poursuit ses auditions concernant le projet de loi organique sur les partis politiques.
Les représentants des différentes formations ont exposé des visions parfois divergentes, oscillant entre une demande d’assouplissement des règles pour plus de libertés et un appel à un cadre plus restrictif.
Plusieurs partis, notamment d’opposition, ont plaidé en faveur d’une libéralisation du paysage politique. La délégation du Front des Forces Socialistes (FFS) a insisté sur la nécessité de simplifier les procédures de création des partis et de garantir leur autonomie face à l’administration. Elle a proposé que toute décision de suspension ou de dissolution soit soumise au contrôle du juge pour éviter tout abus.
De son côté, le Parti des Travailleurs (PT) a appelé à un large débat national pour évaluer plus de trente ans de pluralisme politique en Algérie.
Il a souligné le rôle fondamental des partis dans l’exercice des droits politiques des citoyens et la défense de la souveraineté nationale.
La question du financement et de l’accès équitable aux médias est revenue comme une préoccupation majeure et partagée.
Plusieurs intervenants, dont le FFS et le Parti de la Jeunesse Démocratique (PJD), ont exigé des
mécanismes transparents et équitables pour le financement public, ainsi qu’une couverture médiatique équilibrée garantissant une réelle pluralité dans l’espace public.
Certaines formations, comme le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD), ont avancé des propositions plus techniques, suggérant l’obligation d’une numérisation des registres des militants ou la création de sites web officiels pour tous les partis. En définitive, ces auditions mettent en lumière les lignes de fracture et les consensus émergents autour d’une loi cruciale pour l’évolution du système politique algérien. La balle est désormais dans le camp du législateur pour trancher entre une logique d’ouverture démocratique et une volonté de contrôle renforcé du champ partisan.
A. G.
Auditions parlementaires: Le futur des partis politiques se dessine
