Gangs de quartiers: Une commission nationale pour organiser la riposte

La composition de la nouvelle Commission nationale de prévention des gangs de quartiers vient d’être officiellement fixée, par un arrêté du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire publié au numéro 60 du Journal officiel.
Le texte, signé le 17 mai dernier, s’inscrit dans l’application du décret exécutif n° 21-123 du 29 mars 2021, qui fixe la composition et les modalités de fonctionnement de la commission nationale et des commissions de wilaya chargées de ce dossier.La présidence de l’instance revient à Salah Boukaka, représentant du ministre de l’Intérieur, qui s’entoure d’un dispositif volontairement pluridisciplinaire.
Autour de lui siègent des représentants de plusieurs départements ministériels la Justice, les Affaires religieuses, l’Education nationale, l’Enseignement supérieur, la Formation et l’Enseignement professionnels, la Culture, l’Urbanisme, la Communication et le Travail, aux côtés de la Direction générale de la Sûreté nationale, du Commandement de la Gendarmerie nationale, de l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie, ainsi que de l’Institut national de santé publique.
Le Conseil supérieur de la jeunesse et des représentants de la société civile complètent ce tour de table.
L’arrêté a également retenu des profils issus du monde universitaire et associatif : les criminologues Adda Bouhadja Mohamed Amine et Miloud Hamami, le sociologue Mustapha Moudjahidi et le psychologue Anes Bahmed y siègent au titre de leur expertise reconnue sur ce phénomène.
En réunissant ainsi des compétences aussi diverses sécuritaires, éducatives, sanitaires, sociologiques et associatives , la nouvelle commission affiche un objectif assumé : dépasser la seule logique répressive pour bâtir une approche préventive et coordonnée, seule à même de s’attaquer durablement aux racines d’un phénomène qui inquiète de plus en plus de familles algériennes.
Anais.G.