De nouvelles dispositions présidentielles: La révision de la Constitution de 2020 entre en vigueur

La loi n° 26-04 portant révision de la Constitution algérienne de 2020 est officiellement entrée en vigueur après son adoption par le Parlement réuni en ses deux chambres le 26 mars 2026 et sa publication au Journal officiel.
Cette révision apporte des ajustements ciblés dans le fonctionnement des institutions tout en préservant les dispositions fondamentales, notamment la limitation du nombre de mandats présidentiels et leur durée. Parmi les principales nouveautés, l’article 87 introduit une condition supplémentaire pour les candidats à la présidence : ils doivent désormais justifier d’un niveau d’instruction, sans que le texte précise le niveau requis, laissant place à de possibles précisions ultérieures. L’article 89 clarifie la prestation de serment du président élu, qui doit se dérouler devant le Parlement réuni en ses deux chambres, ou devant le Conseil de la Nation si l’Assemblée populaire nationale est vacante, et sous la lecture du Premier président de la Cour suprême.
L’article 91 élargit les prérogatives présidentielles, autorisant le chef de l’État à organiser non seulement des élections présidentielles anticipées, mais également des élections législatives ou locales anticipées en cas de besoin.
La révision précise aussi le fonctionnement des instances parlementaires : le président de l’Assemblée populaire nationale est élu pour la durée de la législature, tandis que celui du Conseil de la Nation l’est pour six ans et doit répondre aux mêmes critères que les candidats à la présidence.
Sur le plan judiciaire, l’article 180 introduit le procureur général près la Cour suprême comme membre du Conseil supérieur de la magistrature, tandis que certaines figures, telles que le président du Conseil national des droits de l’Homme et les magistrats issus de la formation syndicale, n’en font plus partie.
Enfin, la révision encadre l’envoi de l’Armée nationale populaire à l’étranger, qui doit désormais être approuvé par les deux tiers de chaque chambre du Parlement.
Cette révision constitutionnelle se veut une adaptation du cadre juridique aux évolutions politiques du pays, en clarifiant les dispositions institutionnelles et en renforçant les mécanismes de gouvernance et de flexibilité dans la gestion des échéances électorales.
A. G.