Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol, a livré hier lundi un constat alarmant depuis Canberra : au moins quarante infrastructures énergétiques réparties dans neuf pays du Moyen-Orient ont subi des dommages «graves ou très graves» en raison de l’escalade du conflit dans la région.
Sans entrer dans le détail des sites visés, M. Birol a souligné que ces destructions, qui touchent aussi bien des installations pétrolières, gazières qu’électriques, fragilisent dangereusement la sécurité énergétique mondiale. «La région du Golfe concentre une part essentielle de l’approvisionnement mondial en hydrocarbures. Chaque nouvelle frappe aggrave l’incertitude sur les marchés», a-t-il ajouté, en écho aux récentes fluctuations des cours du pétrole.
Ces révélations interviennent alors que les tensions entre les États-Unis et l’Iran ont atteint un nouveau pic, avec des menaces réciproques visant les infrastructures critiques et le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite près d’un tiers du pétrole maritime mondial.
L’AIE, qui suit de près l’évolution de la situation, met en garde contre un risque de crise énergétique durable si les hostilités venaient à s’étendre ou à cibler directement les installations de production et d’exportation. Birol a par ailleurs insisté sur la nécessité d’une désescalade diplomatique, seul moyen selon lui d’éviter une perturbation majeure des chaînes d’approvisionnement et une nouvelle flambée des prix à l’échelle planétaire.
M. M.
Conflit au Moyen-Orient:40 sites énergétiques lourdement touchés selon l’AIE
