Propos extrémistes de l’ambassadeur américain sur «le droit biblique d’Israël»: Vague de condamnations arabes

Les réactions arabes indignées se sont multipliées suite aux déclarations de l’ambassadeur américain auprès de l’entité sioniste, Mike Huckabee, qui a affirmé qu’«Israël a un droit biblique de contrôler l’ensemble du Moyen-Orient, du Nil à l’Euphrate».
Le ministère saoudien des Affaires étrangères a condamné dans les termes les plus forts ces propos, exprimant son rejet catégorique de ces déclarations irresponsables qui constituent une violation du droit international, de la Charte des Nations Unies et des normes diplomatiques.
Riyad a dénoncé «un précédent dangereux émanant d’un responsable américain» et «un mépris des relations privilégiées qu’entretiennent les pays de la région avec les États-Unis».
Dans un communiqué, la diplomatie saoudienne a souligné que «cette rhétorique extrémiste annonce des conséquences désastreuses et menace la paix et la sécurité internationales, en provoquant l’hostilité envers les pays et les peuples de la région, et en marginalisant les fondements de l’ordre international».
Le royaume a exigé que le département d’État américain clarifie sa position face à ces propos «rejetés par toutes les nations éprises de paix».
L’Arabie saoudite a également réaffirmé son rejet de toute atteinte à la souveraineté des États et à l’intégrité territoriale, rappelant que «la seule voie vers une paix juste et globale est la fin de l’occupation sur la base de la solution à deux États».
L’Égypte a pour sa part dénoncé des déclarations qui «véhiculent des allégations concernant le droit d’Israël sur des territoires appartenant à des pays arabes», les qualifiant de «violation flagrante des principes du droit international». Le Caire s’est dit «étonné» que ces propos contredisent la vision présentée par le président Donald Trump concernant l’arrêt de la guerre à Ghaza.
L’Égypte a réaffirmé qu’«Israël n’a aucune souveraineté sur la terre palestinienne occupée ou sur d’autres territoires arabes», rejetant toute tentative d’annexion de la Cisjordanie.
Le ministère palestinien des Affaires étrangères a également condamné ces déclarations provocatrices, y voyant «une invitation explicite à porter atteinte à la souveraineté des États et un soutien à l’occupation pour poursuivre sa guerre d’extermination».
Ahmed Aboul Gheit, secrétaire général de la Ligue arabe, a qualifié ces propos de «profondément extrémistes», contraires «à toutes les règles diplomatiques établies».
Il a souligné qu’ils visent à séduire l’électorat de droite au sein de l’entité sioniste.
La Jordanie a également rejeté ces «déclarations absurdes et provocatrices» qui «portent atteinte à la souveraineté des pays de la région». Amman a rappelé que «la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, et la bande de Ghaza sont des terres palestiniennes occupées selon le droit international».
Ces déclarations de Mike Huckabee, faites lors d’un entretien avec le journaliste Tucker Carlson, ont suscité une vive controverse dans l’ensemble du monde arabe.
Malik M.