Les membres du Conseil de la nation ont approuvé à l’unanimité, mardi dernier, les listes des représentants qui siégeront au sein des deux commissions paritaires chargées d’examiner les dispositions litigieuses du texte de loi portant Code de la route et de celui criminalisant la colonisation française en Algérie. Présidée par Azouz Nasri, la séance plénière a vu l’adoption des deux listes par 58 membres, dépassant largement le quorum légal fixé à 30 membres.
Chaque commission sera composée de 10 membres titulaires et 5 membres suppléants.
Les listes seront prochainement échangées avec l’Assemblée populaire nationale pour permettre le démarrage des travaux.
Le président du Conseil a rappelé que l’institution avait rejeté 11 articles du Code de la route le 21 janvier dernier, et 13 articles de la loi criminalisant la colonisation française le 22 janvier, justifiant la mise en place de ces commissions paritaires.
Parallèlement à cette avancée législative, l’Association internationale des amis de la Révolution algérienne a organisé mardi dernier une conférence à Alger pour saluer l’adoption par l’Assemblée générale des Nations unies, le 5 décembre 2025, de la résolution proclamant le 14 décembre Journée internationale
de lutte contre le colonialisme.
Noureddine Djoudi, président de l’association, a rappelé que quatorze jours avant ce vote historique, l’Algérie avait accueilli une conférence internationale sur les crimes coloniaux en Afrique.
La Déclaration d’Alger issue de cette rencontre a constitué, selon lui, «un appel explicite» pour rendre justice aux peuples colonisés. «L’Algérie a franchi une étape audacieuse en adoptant une loi criminalisant la colonisation française», a déclaré M. Djoudi, estimant que cette démarche constitue «un exemple à suivre pour les peuples anciennement colonisés, qui doivent s’aligner sur la trajectoire de l’histoire en parachevant le processus de libération définitive du colonialisme».
L’avocate Fatma Zohra Benbraham a souligné «le rôle prépondérant» de l’Algérie dans l’instauration de cette Journée internationale, à travers son initiative législative.
Elle a qualifié cette réalisation d’«étape qualitative dans le soutien aux causes de libération», traduisant «la reconnaissance par la communauté internationale de la justesse des luttes des peuples contre toute forme de colonialisme». Le professeur Mohamed Khoudja a pour sa part estimé que le texte de loi criminalisant la colonisation française est appelé à «contribuer considérablement à remodeler le débat international sur la colonisation et la responsabilité juridique».
F. H.
Code de la route et la loi criminalisant la colonisation: Le Conseil de la nation valide ses représentants pour les commissions mixtes
