Condamné à 3 ans de prison ferme pour des déclarations jugées attentatoires à des constantes nationales: Tebboune accorde une grâce présidentielle à Belghit

Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a signé ce lundi un décret de grâce présidentielle en faveur du chercheur en histoire, Mohamed Lamine Belghit, selon un communiqué officiel de la présidence. Le texte précise que cette décision a été prise «sur la base de la Constitution, notamment ses articles 91 (7 et 8) et 182, et conformément à l’avis consultatif émis par le Conseil supérieur de la magistrature». Le décret accorde «une remise totale du reste de la peine» à l’encontre de Belghit, détenu en exécution d’une condamnation définitive.
Cette mesure clôture un parcours judiciaire qui a connu plusieurs étapes. Le 3 juillet dernier, le tribunal de Dar El Beïda à Alger avait condamné Mohamed Lamine Belghith à cinq ans de prison ferme pour des déclarations jugées attentatoires à des «constantes nationales constitutionnellement établies».
Le 7 octobre, la Chambre pénale du Conseil judiciaire d’Alger avait réduit cette peine en appel à trois ans de prison ferme, avec deux ans supplémentaires avec sursis. L’affaire remonte au 1er mai dernier, lorsque Belghit avait déclaré, au cours d’un entretien accordé à la chaîne Sky News Arabia, que «l’amazighité est une création sionisto-française». Ces propos, largement relayés sur les réseaux sociaux, avaient conduit à son placement en détention provisoire le 3 mai, avant son procès.
Fateh H.