82 000 enseignants régularisés: L’État acte l’intégration massive des contractuels

Le ministère de l’Éducation nationale a lancé une opération d’intégration sans précédent visant à régulariser la situation de plus de 82 000 enseignants contractuels à travers le pays. Cette initiative, présentée comme une priorité nationale, s’inscrit dans une démarche de consolidation du secteur éducatif et de sécurisation des droits professionnels et financiers des enseignants concernés. Depuis la circulaire ministérielle du 2 juin 2025, les directions de l’éducation suivent un plan structuré en trois étapes : vérification des dossiers, élaboration des tableaux d’intégration et transmission au contrôle budgétaire. Ce dispositif permettra le versement des premiers salaires dès septembre, avec une garantie de paiement pour l’ensemble des enseignants au plus tard en octobre. Le ministère s’est également engagé à régler les rappels financiers avant la fin de l’année budgétaire, afin de solder définitivement les arriérés. Pour être intégrés, les enseignants doivent fournir un certificat médical attestant leur aptitude à exercer.
La date limite de dépôt des dossiers a été fixée au 26 août. Si la majorité des enseignants ont déjà complété leur dossier, certains documents restent encore à fournir, notamment la carte d’identité, le justificatif de service national, la copie du diplôme, l’arrêté de nomination ou le procès-verbal d’installation. Les directions de l’éducation insistent sur l’urgence de régulariser ces éléments afin d’éviter tout retard dans le traitement administratif et le paiement des salaires. Afin d’assurer la transparence et l’équité du processus, la direction générale des ressources humaines et de la formation a instauré un suivi quotidien. Chaque direction de wilaya est tenue de transmettre un rapport détaillé sur l’état d’avancement des dossiers, permettant ainsi de repérer rapidement les blocages et de garantir une égalité de traitement entre tous les enseignants. Cette opération d’intégration répond à une instruction présidentielle émise par Abdelmadjid Tebboune, et renforcée par une directive conjointe des ministères de l’Éducation, des Finances et de la Fonction publique, datée du 19 août. Elle marque une étape décisive dans la reconnaissance du rôle des enseignants contractuels et dans la volonté des autorités de leur offrir une stabilité durable. Au-delà de la régularisation administrative, cette initiative traduit une volonté politique forte de renforcer le socle humain du système éducatif algérien, en valorisant les compétences, en sécurisant les parcours professionnels et en consolidant la confiance entre les institutions et les acteurs de terrain
Samira G.