Maintien de Boualem Sansal en prison: Déchainement de haine contre l’Algérie en France

L’exclusion de l’écrivain franco-algérien, Boualem Sansal, des mesures de la grâce présidentielle décrétée à l’occasion du 63e anniversaire de l’indépendance a provoqué un déchaînement de haine de la droite et de l’extrême droite française contre l’Algérie.
Ce courant est revenu à la charge après avoir fait semblant de calmer le jeu dans l’espoir d’obtenir la libération de l’écrivain. Mais la gravité des charges qui pèsent sur lui ont fait qu’il ne soit pas concerné par la grâce présidentielle.
Ainsi, l’Algérie s’est invitée une nouvelle fois malgré elle dans des polémiques brûlantes avec des débats qui révèlent une hostilité des plus violentes à son égard.
Cette mouvance politique a mobilisé tous ses outils de propagandes contre l’Algérie qu’ils accusent d’avoir pris « en otage » leur compatriote. Ils oublient que Boualem Sansal est avant tout un algérien, arrêté en Algérie, jugé en Algérie selon les dispositions des lois algériennes. Cette souveraineté, ils ne la supportent plus visiblement.
L’écrivain avait remis en cause l’intégrité territoriale du pays, portant atteinte à l’unité nationale. Il était jugé pour plusieurs chefs d’accusation dont « atteinte à l’unité nationale », « outrage à corps constitué », « pratiques de nature à nuire à l’économie nationale » et « détention de vidéos et de publications menaçant la sécurité et la stabilité du pays ». En première instance comme en appel, il a écopé d’une peine de 5 ans de prison ferme. Cela a suffi pour les acteurs de la droite et de l’extrême droite française de charger l’Algérie, sur leurs plateaux de télévision et journaux.
Il faut observer qu’aucun message de félicitation de l’Algérie pour sa fête de l’indépendance n’est enregistré de l’autre côté de la Méditerranée. Boualem Sansal n’est pourtant pas le seul à être exclu de la grâce présidentielle. Elle a exclu les détenus condamnés pour atteinte à l’unité et à l’intégrité nationale et pour diffusion du discours de la haine.
C’est aussi le cas de Mohamed Amine Belghit. Il était poursuivi pour atteinte à l’unité nationale, atteinte à l’intégrité de l’unité nationale et diffusion de discours de haine et de discrimination. Il est condamné par le tribunal criminel de Dar El Beida à 5 ans de prison ferme. Les personnes condamnées pour des crimes liés au terrorisme, les agressions et les complots contre l’autorité de l’Etat, la trahison, l’espionnage, la diffusion ou la propagation d’informations portant atteinte à l’ordre et à la sécurité publics, les crimes de discrimination, discours de haine, corruption, blanchiment d’argent, évasion fiscale …etc. sont également exclues de la grâce présidentielle .
Fateh H.