Alors que la vie politique française semble de plus en plus polarisée, Dominique de Villepin fait un retour remarqué sur la scène publique. L’ancien Premier ministre a annoncé la création d’un nouveau parti baptisé « La France humaniste », un mouvement qu’il souhaite ouvert, rassembleur et ancré dans les valeurs républicaines.« J’ai choisi de fonder un mouvement citoyen à travers un nouveau parti politique », a-t-il déclaré au Parisien, précisant que ce projet compte déjà « plusieurs dizaines de structures locales ». Il en assumera le rôle de président d’honneur.
À 71 ans, Dominique de Villepin dit vouloir répondre à un climat qu’il juge marqué par la démesure et l’affrontement permanent. Il dénonce une spirale de « surenchère » politique qui, selon lui, enferme les Français dans un choix binaire entre l’extrême gauche et l’extrême droite.« Je refuse que notre pays soit pris au piège d’un duel stérile entre La France Insoumise et le Rassemblement national », a-t-il lancé. Il plaide pour une ligne politique fondée sur l’équilibre, la modération et le respect de l’État de droit. Sans nommer directement Emmanuel Macron, l’ancien ministre a critiqué la manière dont la France est actuellement dirigée, évoquant une gouvernance instable, aussi bien sur le plan intérieur qu’international.
Il a également pointé du doigt le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, l’accusant de privilégier la communication au détriment de l’action concrète. Évoquant la tension diplomatique avec l’Algérie, il a déclaré :« Il est temps de faire preuve de sérieux.
Il faut assurer la sécurité des Français et appliquer les obligations de quitter le territoire (OQTF) à ceux qui représentent un danger, sans tomber dans la gesticulation médiatique. ».
À la question d’une éventuelle participation à l’élection présidentielle de 2027, Dominique de Villepin ne ferme aucune porte. Il affirme que les soutiens sont nombreux et que réunir les 500 parrainages nécessaires ne serait pas un obstacle. Mais plus qu’une ambition personnelle, il dit vouloir redonner du sens à la fonction présidentielle, qu’il envisage comme celle d’un arbitre au-dessus des partis, garant de l’unité nationale.« J’ai pris le temps du recul depuis 2007. Dix-huit ans de réflexion m’ont permis de mettre de côté toute ambition personnelle », a-t-il affirmé .
Malik.M.
France:De Villepin revient en politique et lance « La France humaniste »
