L’Algérie, l’un des pays africains les plus exposés à la désertification, mobilise un ensemble de mesures pour prévenir et restaurer les terres dégradées : gestion durable des sols et contrôle de leur usage, reboisement et revégétalisation, relance du projet du « Barrage vert » sur 4,7 millions d’hectares, développement de variétés végétales résistantes à la sécheresse et optimisation de l’irrigation. Sur le plan institutionnel, une loi sur les risques majeurs classe la sécheresse et la désertification comme phénomènes extrêmes, et un Plan national de lutte contre la sécheresse a été validé. Des startups spécialisées sont créées pour innover dans le reboisement et le suivi écologique, tandis que plusieurs projets pilotes — restauration de l’écosystème steppique à El Bayadh, création d’oasis modèles à In Salah et Tamanrasset, et plans d’adaptation climatique dans plusieurs wilayas — visent à renforcer la résilience des écosystèmes et des communautés locales.
Désertification : L’Algérie passe à l’action
