Protection des forêts :Un nouveau dispositif national pour prévenir les incendies

La Commission nationale chargée de la protection des forêts est désormais en place depuis le 1er mai, a annoncé Essaid Si Ali, directeur de la protection de la faune et de la flore à la Direction générale des forêts (DGF). Cette instance, renforcée par un nouveau cadre réglementaire, a pour mission de mieux organiser la gestion et l’intervention contre les incendies de forêts.Encadrée par la loi 21/23 et le décret d’application 24/245, la Commission bénéficie d’un cadre légal clair qui définit les responsabilités des différents secteurs concernés.
Contrairement aux précédentes démarches organisées par simples décrets ministériels, ce nouveau texte offre une meilleure coordination intersectorielle et clarifie la nature des infractions liées aux feux de forêts, passibles désormais de sanctions juridiques précises.La campagne nationale de prévention, lancée au début du mois, repose sur une approche proactive. Elle s’articule autour de plusieurs actions sur le terrain, telles que l’aménagement de pistes forestières, la création de points d’eau pour faciliter l’intervention, et la sensibilisation des populations vivant près des massifs forestiers. Cette sensibilisation, menée tout au long de l’année, utilise divers canaux de communication comme les radios et télévisions locales, en partenariat avec la Protection civile et d’autres acteurs.
Le dispositif matériel a été renforcé. De nouveaux camions d’intervention ont été acquis, ainsi que 35 drones destinés à fournir des informations en temps réel pour orienter les décisions. En parallèle, la Protection civile dispose de cinq canadairs et dix hélicoptères pour assurer les interventions aériennes, avec le soutien du ministère de la Défense dans les zones difficilement accessibles.
Les résultats enregistrés en 2024 ont été très encourageants. Le nombre de foyers d’incendie a fortement diminué, passant de 3 000 en 2023 à seulement
740 en 2024, avec une surface brûlée de 3 500 hectares contre plus de 41 000 hectares l’année précédente. Aucun décès n’a été enregistré. Ces progrès sont attribués à la rapidité des premières interventions, à l’efficacité des moyens mobilisés et à une météo favorable.Essaid Si Ali a souligné l’importance de maintenir cette dynamique et d’atteindre, si possible, de meilleurs résultats encore en 2025. Le ministère de l’Agriculture, a-t-il affirmé, a mis en place toutes les conditions nécessaires pour garantir une protection optimale de la richesse forestière du pays.
F.B.

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