nucléaire médical :L’Algérie et la Chine scellent un partenariat historique

Dans le cadre d’une coopération bilatérale renforcée, l’Algérie et la Chine ont engagé des discussions approfondies pour concrétiser un projet ambitieux de production locale de radio-isotopes médicaux.
Cette initiative, pilotée par le ministre de l’Énergie et des Mines Mohamed Arkab, représente une avancée majeure pour la souveraineté sanitaire et technologique du pays.
Lors d’une réunion de travail tenue ce samedi entre les responsables algériens et une délégation chinoise de haut niveau dirigée par Wang Yong, président de la Société nationale chinoise de l’industrie nucléaire, les deux parties ont examiné les modalités pratiques de ce partenariat stratégique. Ce projet s’inscrit dans la vision du président Tebboune visant à développer les applications pacifiques de l’énergie nucléaire au service du développement national.
La production locale de radio-isotopes permettra à l’Algérie de répondre aux besoins croissants de son système de santé, particulièrement dans le domaine de l’oncologie.
Ces éléments radioactifs, essentiels pour le diagnostic et le traitement des cancers, sont actuellement importés à grands frais. Le projet vise à réduire cette dépendance tout en développant une véritable expertise nationale dans ce secteur de pointe.
Le volet formation et transfert de technologie occupe une place centrale dans cet accord. Plusieurs laboratoires de recherche conjoints seront créés, tandis que des programmes universitaires spécialisés verront le jour dans les principales institutions scientifiques du pays. Sur le plan économique, cette initiative ouvre des perspectives prometteuses. Outre les retombées directes en termes d’emplois qualifiés et de développement technologique, l’Algérie ambitionne de devenir un acteur régional dans la production et l’exportation de radio-isotopes vers les marchés africains et méditerranéens.
Ce positionnement stratégique pourrait générer des revenus substantiels tout en renforçant le leadership scientifique du pays. Les discussions ont également porté sur le calendrier de mise en œuvre, avec une feuille de route ambitieuse prévoyant le démarrage des travaux dès 2025 et une mise en service progressive à partir de 2027. Des équipes mixtes seront constituées pour superviser les différentes phases du projet, depuis les études techniques jusqu’à l’exploitation industrielle.
À plus long terme, cette initiative pourrait servir de modèle pour d’autres projets similaires dans le domaine des applications médicales des technologies nucléaires .

Malik.M.

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