Au Maroc, les prix des moutons ont connu une chute spectaculaire de 50 % suite à l’annulation du
rituel du sacrifice décidée par le roi Mohammed VI. Une décision historique motivée par les effets dévastateurs d’une sécheresse persistante qui frappe le pays depuis sept années consécutives. D’après plusieurs médias marocains, le prix moyen d’un mouton s’élève désormais à environ 3 500 dirhams (soit près de 50 000 dinars algériens), contre 6 000 dirhams auparavant. Les brebis, quant à elles, atteignent un prix maximum de 2 000 dirhams, équivalant à près de 30 000 dinars algériens. Dans une allocution adressée à la nation en février dernier, le souverain a appelé les citoyens à renoncer cette année au sacrifice rituel, afin de préserver le cheptel fortement affaibli par les conditions climatiques extrêmes. Mohammed VI a souligné que cette célébration, dans un contexte de crise, risquerait de peser lourdement sur les couches les plus vulnérables de la population. Il a également affirmé qu’il accomplirait le sacrifice symboliquement en son nom et au nom de l’ensemble du peuple marocain.
Ce n’est pas la première fois que le Maroc renonce à la tradition du sacrifice. Le pays avait déjà connu trois précédentes suspensions : en 1963, sous le règne du roi Hassan II, en raison de la « guerre des sables » ; en 1981 à cause d’une sécheresse dévastatrice ; et en 1996, également en raison d’une extrême pénurie d’eau.Cette décision exceptionnelle s’inscrit dans une logique de solidarité nationale et de préservation des ressources, dans un contexte climatique de plus en plus préoccupant pour le royaume.
Annulation du sacrifice au Maroc :Les prix des moutons s’effondrent
