allégations mensongéres de la junte malienne: L’Algérie contre- attaque avec force

Dans un communiqué d’une fermeté sans précédent, le gouvernement algérien a rejeté avec la plus grande vigueur les graves accusations formulées par le gouvernement de transition malien et la Confédération des États du Sahel. Qualifiant ces allégations de « mensongères », Alger dénonce une tentative désespérée de trouver des boucs émissaires pour masquer l’échec cuisant du « projet putschiste » ayant plongé le Mali dans une spirale d’insécurité, d’instabilité, de désolation et de dénuement sans précédent.

La junte malienne conspuée par l’Algérie
Le communiqué algérien n’a pas mâché ses mots, accusant la « clique inconstitutionnelle » au pouvoir à Bamako d’avoir sacrifié les intérêts suprêmes du peuple malien sur l’autel de ses ambitions personnelles sordides. Selon Alger, les seuls « succès » de cette junte se résument à la satisfaction d’ambitions individuelles étriquées, au détriment de la protection et du développement du Mali. Une prédation éhontée des maigres ressources du pays frère au profit de la survie de cette clique illégitime.

Remise en cause cinglante de la lutte antiterroriste menée par les putschistes
Plus grave encore, le communiqué dénonce avec la plus grande fermeté l’amalgame établi « avec une extrême légèreté » par le gouvernement malien entre l’Algérie et le terrorisme, qualifiant cette accusation
de « tellement dénuée de sérieux qu’il serait superflu d’y prêter attention ».
Alger souligne que son engagement indéfectible, sa crédibilité et sa détermination dans la lutte contre le fléau terroriste n’ont nul besoin d’être justifiés ou établis. En revanche, la menace la plus pressante qui pèse sur le Mali réside dans l’incapacité avérée des putschistes à assumer une lutte anti-terroriste réelle et effective, au point d’en confier la gestion à des mercenaires, fléau dont l’Afrique a tant souffert dans son histoire récente.

La destruction du drone malien : l’Algérie appuie ses accusations par des preuves accablantes
S’agissant de la destruction d’un drone malien par les forces de défense aérienne algériennes, le gouvernement algérien rappelle que cet incident a fait l’objet d’un communiqué officiel circonstancié du ministère de la Défense nationale, dont il maintient les termes dans leur intégralité. Dans le détail, Alger affirme disposer de données probantes, notamment des images radar, attestant de la violation répétée et caractérisée de son espace aérien par des drones maliens, à trois reprises en l’espace de seulement quelques mois. Concernant l’incident survenu dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025, toutes les données disponibles, y compris les images radar, établissent qu’un drone malien a violé l’espace aérien algérien à minuit huit minutes, sur une distance de 1,6 km. Après s’être éloigné, ce drone est revenu en adoptant une trajectoire offensive, entraînant sa qualification de « manœuvre d’hostilité caractérisée » par le Commandement des Forces de défense aérienne algériennes, qui a alors ordonné sa destruction. Regrets et rappel d’ambassadeurs face à l’alignement injustifié du Niger et du Burkina FasoPar ailleurs, le gouvernement algérien regrette « profondément l’alignement inconsidéré » du Niger et du Burkina Faso sur les thèses fallacieuses avancées par le Mali. Il condamne et rejette « avec une extrême fermeté » le « langage outrancier et injustifié » tenu à l’égard de l’Algérie par ces pays. En conséquence, Alger annonce le rappel, pour consultation, de ses ambassadeurs au Mali et au Niger, ainsi que le report de la prise de fonction de son nouvel ambassadeur au Burkina Faso, appliquant ainsi le principe de réciprocité.
Farid B.

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