Depuis quelque temps, la révision de l’accord d’association entre l’Algérie et l’Union européenne occupe le devant de l’actualité nationale.
Il y a quelques jours, le Président de la république, Abdelmadjid Tebboune, a présidé une réunion consacrée à l’état d’avancement des préparatifs en prévision de la révision de cet accord signé en 2002 et entré en vigueur en 2005. En début de soirée d’avant-hier, un communiqué des Services du Premier ministre a annoncé que le Premier ministre, Nadir Larbaoui, a reçu au Palais du Gouvernement, l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) en Algérie, Diego Mellado Pascua.
La rencontre a été « l’occasion de passer en revue les aspects de la coopération entre l’Algérie et l’Union européenne et d’évaluer l’état et les perspectives des relations bilatérales, à la lumière de l’accord d’association Algérie-UE, au vu de leur caractère stratégique ».
Les deux parties ont réaffirmé leur engagement commun à œuvrer de concert en vue d’établir un partenariat global et diversifié marqué par de nouvelles dynamiques, selon une approche équilibrée garantissant les intérêts des deux parties. Elles se sont félicitées de « la réunion prévue du comité technique bilatéral de concertation sur les relations commerciales entre les deux parties », insistant sur « l’importance de la tenue du Conseil d’association Algérie-UE, qui sera l’occasion pour les deux partenaires d’évaluer la coopération bilatérale, dans un esprit d’amitié et d’entente mutuelle, et d’examiner les opportunités de son renforcement et de son développement, en tenant compte du développement que connaît l’Algérie ». Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par la préparation de la révision de l’accord d’association, annoncée pour 2025.
Une révision réclamée par les autorités algériennes en raison des effets désavantageux de l’accord sur l’économie nationale et du changement du contexte dans lequel la signature a eu lieu en 2002.
Samedi dernier, le ministre du Commerce, Tayeb Zitouni, a déclaré que la révision de l’accord d’association est une «nécessité absolue qui s’impose naturellement». Il a relevé que cette révision, qui devra «corriger» plusieurs «anomalies», notamment dans les domaines économique et commercial, aura un «impact positif» sur l’économie nationale.
«En 2002, l’Algérie importait la totalité de ses besoins, tandis qu’en 2025, le pays dispose de produits qu’il peut exporter, mais rencontre des difficultés pour les placer sur le marché européen», a-t-il expliqué.
Il a ajouté que des produits algériens sont interdits du marché européen .
Farid B.
Révision de l’accord d’association avec l’UE : Pascua chez Larbaoui
