200 unités à Alger, 76 à Aïn Defla, 10 à Laghouat: Logement:Tirage au sort pour les personnels de santé

Le ministère de l’Habitat a réservé des quotas de logements promotionnels publics (soutenu et libre) aux employés du secteur sanitaire.
Des tirages au sort publics, supervisés par les comités sociaux locaux, ont été organisés ces derniers jours dans les établissements de soins pour désigner les bénéficiaires.
L’opération s’inscrit dans le cadre d’une circulaire de la direction des études et de la planification du ministère de la Santé (n°194 du 10 mars dernier). Elle vise à attribuer des logements à formule «promotionnel public soutenu» et «promotionnel public libre» aux personnels soignants de tous grades et filières, afin d’améliorer leurs conditions de vie.
Les unités disponibles ont été réparties proportionnellement au nombre d’agents inscrits dans chaque région. La capitale arrive en tête avec 200 logements : 100 de trois pièces et 100 de quatre pièces, soit six unités par établissement de santé à Alger.
La wilaya d’Aïn Defla bénéficie de 76 logements, tandis que Laghouat en reçoit 10. Face à la faiblesse relative de ces quotas par rapport à l’afflux de candidatures, les autorités ont eu recours à un tirage au sort transparent. Cette procédure, placée sous le contrôle des comités locaux des œuvres sociales, garantit le respect des critères légaux. Pour prétendre à un logement promotionnel public soutenu (dont le prix varie selon la région et le nombre de pièces), le demandeur, ou son conjoint – ne doit avoir bénéficié d’aucune aide de l’État pour l’acquisition ou l’aménagement d’un logement ou d’un terrain. Son revenu mensuel (s’il est célibataire) ou les revenus cumulés du couple ne doivent pas dépasser 120 000 dinars. Des subventions directes sont accordées : 70 millions de centimes si le revenu est inférieur ou égal à 80 000 DA, 40 millions si le revenu se situe entre 80 001 et 120 000 DA. À cela s’ajoute la possibilité d’un crédit bancaire bonifié par l’État, dont le montant varie selon l’âge et les ressources du bénéficiaire.
Cette mesure permet de mettre à jour les listes nominales et d’éviter un enregistrement positif lors
des enquêtes du ministère de l’Habitat.
A. G.