Lors d’une rencontre littéraire tenue à Oran, l’écrivain Yasmina Khadra a souligné le rôle essentiel du livre, qu’il considère comme un «produit de première nécessité», et de la littérature comme fondement de la conscience collective.
Il a insisté sur l’importance d’initier dès le plus jeune âge à la lecture afin de former des générations éclairées, capables d’esprit critique. Selon lui, les parents ont une responsabilité centrale dans l’ancrage de la culture du livre au sein de la famille.
Abordant les réseaux sociaux, l’auteur a estimé qu’ils ne constituent pas une menace en soi, tandis que le bâtonnier Omar Bergham a mis en avant leur potentiel comme outils de promotion de la lecture, à condition d’un usage réfléchi.
Par ailleurs, Yasmina Khadra a rappelé que la littérature joue également un rôle déterminant dans le
dialogue entre les cultures et la consolidation des valeurs humaines universelles. Il a souligné que le livre permet de dépasser les clivages, de mieux comprendre l’autre et de renforcer le sentiment d’appartenance à une communauté fondée sur le savoir et le respect. Dans un monde marqué par les crises et les tensions, l’écrivain a estimé que la création littéraire demeure un espace de liberté et de lucidité, capable d’éclairer les consciences et d’ouvrir des perspectives d’avenir.
A. S.
Yasmina Khadra:«Le livre, un pilier de la conscience collective»

