Le président de l’Organisation algérienne de protection du consommateur, Mustapha Zebdi, tire la sonnette d’alarme face à la multiplication des arnaques dans le secteur automobile, notamment autour des véhicules importés par des sociétés privées. Dans une publication récente, il met en garde contre une confusion fréquente : croire qu’un véhicule affichant “00 km” est forcément neuf.Selon Zebdi, de nombreux acheteurs se laissent piéger par cette apparence trompeuse.
Une voiture peut très bien être ancienne, déjà immatriculée à l’étranger, et pourtant présenter un compteur vierge. Il rappelle que l’âge du véhicule ou son faible kilométrage ne suffisent pas à garantir son statut de “véhicule neuf” au sens juridique.Appuyant ses propos sur le décret exécutif 20-227 du 19 août 2020, Zebdi précise qu’un véhicule n’est considéré comme neuf que s’il n’a jamais été immatriculé dans aucun pays, que sa date de fabrication ne dépasse pas douze mois à son entrée sur le territoire algérien, et que son kilométrage reste inférieur à 100 km pour les voitures particulières et camionnettes.Des cas concrets de fraude ont été signalés, où des clients découvrent, après réception de la carte grise, que leur véhicule prétendument neuf est en réalité immatriculé depuis l’année précédente. Cette confusion est parfois exploitée pour bénéficier d’un régime douanier plus avantageux, les droits appliqués aux véhicules de moins de trois ans étant nettement inférieurs à ceux des véhicules neufs.
Zebdi appelle donc les consommateurs à la plus grande vigilance : vérifier les documents officiels, exiger la traçabilité complète du véhicule, et ne pas se fier uniquement à l’apparence ou au compteur. Dans un marché en pleine reprise, la prudence reste le meilleur allié du consommateur .
Farid. B.
Voitures importées: Alerte sur les fausses “neuves” en Algérie

