Le Directeur général de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion, Saïd Zerb, a annoncé, hier lundi à Relizane, que 2 642 détenus sont désormais inscrits à l’enseignement universitaire à distance, dans les cycles de licence et de master, à travers le pays. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du lancement officiel de l’année universitaire 2025-2026 pour les détenus, supervisé en collaboration avec le Directeur général de l’Université de la formation continue (UFC), le professeur Yahia Djaafri, en présence des autorités locales et judiciaires.Parmi les inscrits, 2 629 détenus suivent des cours en licence, tandis que 13 sont engagés dans des études de master.
Zerb a souligné que la saison universitaire précédente a vu six étudiants détenus soutenir leurs mémoires de fin d’études en deuxième année de master, le tout réalisé sous la supervision de professeurs universitaires et dans le respect des réglementations en vigueur.
Une dimension humaine a également été intégrée à ce programme, permettant aux familles des détenus d’assister aux soutenances des mémoires de leurs enfants. Cette initiative vise à renforcer les liens familiaux et à préparer une réinsertion sociale réussie, en offrant aux détenus des diplômes universitaires qui ouvrent des perspectives d’avenir.
M. Zerb a insisté sur le fait que l’amélioration du niveau intellectuel et professionnel des détenus est essentielle pour prévenir la récidive.
La hausse du nombre de participants aux programmes éducatifs témoigne des efforts considérables déployés pour favoriser une réinsertion harmonieuse dans la vie sociale et économique. De son côté, M. Djaafri a affirmé que l’université joue un rôle crucial dans la diffusion du savoir et le développement de la recherche scientifique, en ligne avec la vision du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui considère l’université comme un espace d’innovation et de création de richesse. Il a également noté une augmentation significative des étudiants détenus inscrits, passant de 2 054 l’année précédente à 2 642 cette année. Enfin, il a été mentionné que cinq projets de startups ont été réalisés au sein de l’établissement de rééducation de la wilaya de Naâma, dont deux ont été acceptés dans l’incubateur de l’Université de Naâma, illustrant ainsi l’esprit entrepreneurial qui s’éveille même derrière les barreaux .
Samira A.
Vers une réinsertion réussie:Lancement de l’année universitaire 2025-2026 pour les détenus

