Le ministère des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines a convoqué, ce jeudi, le chargé d’affaires de l’ambassade de France en Algérie.
Cette décision, empreinte de fermeté et de principe, fait suite à la prorogation injustifiée du mandat de dépôt d’un agent consulaire algérien placé en détention préventive depuis avril 2025.
Dans une protestation officielle sans équivoque, l’Algérie a dénoncé une violation manifeste de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques et consulaires, qui garantit aux représentants des États la protection nécessaire dans l’exercice de leurs fonctions.
En prolongeant la détention d’un agent consulaire algérien, les autorités françaises ont, selon Alger, porté atteinte aux principes les plus élémentaires du droit international. Le ministère a également dénoncé avec force « le traitement inqualifiable » subi par cet agent depuis son incarcération, traitement que la première visite consulaire autorisée, le 17 mars dernier, a permis de révéler. Ces pratiques, contraires aux usages diplomatiques et aux droits les plus fondamentaux, ne sauraient rester sans réponse.
Lors de cette convocation, le ministère a clairement notifié au chargé d’affaires français que cette décision, difficilement justifiable sur le plan juridique et diplomatique, aura inévitablement des conséquences sur le cours normal des relations algéro-françaises.
Une mise en garde qui traduit la détermination de l’Algérie à défendre avec rigueur la dignité de ses représentants et le respect du droit international. Par cette action ferme et mesurée, l’Algérie réaffirme son attachement à la souveraineté de ses institutions diplomatiques et consulaires, et rappelle que toute atteinte à ses droits fondamentaux sera traitée avec la plus grande vigilance. Le respect mutuel, pierre angulaire des relations entre États, ne saurait être compromis sans entraîner de graves répercussions .
F.B.

