Selon une responsable du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), une crise de santé mentale d’une ampleur inédite frappe la Palestine, et tout particulièrement la bande de Ghaza.
Après plus de deux années d’agression sioniste ininterrompue, plus d’un million d’enfants ont besoin d’un soutien psychologique et social.
Dans ce contexte de souffrance extrême, les filles se trouvent exposées à des risques grandissants, alors que les services essentiels s’effondrent et que les pressions économiques et sociales ne cessent de
s’accentuer. Sima Al-Alami, responsable du programme Adolescents et Jeunes à l’UNFPA, a déclaré au site d’information des Nations unies : «Nous avons plus d’un million d’enfants à Ghaza qui ont besoin de services de soutien psychosocial.»
D’après les données de l’UNFPA citées par la responsable, 96% de ces enfants estiment que la mort est imminente, un chiffre qui «reflète la profondeur de la peur et du traumatisme qu’ils vivent au quotidien».
Chez les adolescents et les jeunes adultes, les séquelles psychologiques se révèlent tout aussi graves. Environ 61% d’entre eux souffrent de trouble de stress post-traumatique, 38% de dépression et 41% d’anxiété.
Pour Mme Al-Alami, il s’agit d’une «urgence sanitaire mentale à grande échelle». Si Ghaza demeure l’épicentre de cette crise, la situation en Cisjordanie occupée ne cesse elle aussi de se dégrader.
L’escalade des attaques militaires de l’entité sioniste et la violence croissante des colons ont provoqué des déplacements de population, en particulier dans les camps de réfugiés.
Par ailleurs, les restrictions de circulation et les nombreux points de contrôle ont perturbé la vie quotidienne et entraîné la fermeture de nombreuses écoles.
Mme Al-Alami explique que les enfants et les jeunes vivent sous une pression constante : peur des raids, restrictions de mouvement, incertitude quant aux moyens de subsistance et à l’accès aux services.
Cette situation génère une anxiété chronique et un sentiment d’insécurité permanent.
Elle souligne par ailleurs que de nombreuses familles sont contraintes de privilégier la survie au détriment de la santé mentale, et insiste sur la nécessité de mettre en place des réponses intégrées, associant soutien psychosocial, alimentation, santé et éducation.
M. M.
Une urgence sanitaire mentale:Plus d’un million d’enfants à Ghaza en détresse psychologique

