Trump frappe un grand coup: Sortie de l’OTAN et retrait d’Iran

Dans une double annonce explosive, le président américain Donald Trump a secoué mardi dernier les équilibres géopolitiques mondiaux. D’un côté, il menace de quitter l’OTAN, qu’il qualifie sans ambages de «tigre de papier». De l’autre, il confirme le retrait prochain de toutes les forces américaines engagées contre l’Iran, dans un délai de deux à trois semaines.
«Je n’ai jamais été convaincu par l’OTAN. J’ai toujours su qu’il s’agissait d’un tigre de papier», a-t-il martelé dans un entretien accordé à ABC News. Selon lui, l’Alliance atlantique n’a pas joué son rôle lors des dernières opérations militaires américaines au Moyen-Orient. Plusieurs pays membres, dont la France, l’Espagne et l’Italie, auraient refusé d’autoriser le survol de leur territoire ou l’utilisation de leurs bases militaires pour acheminer du matériel vers l’entité sioniste. Un manque de solidarité que Washington n’a
pas digéré.
Mais c’est sur le front iranien que le locataire de la Maison-Blanche a livré le plus de détails. «Rester n’est plus nécessaire», a-t-il tranché, affirmant que l’objectif principal de l’intervention américaine – empêcher Téhéran de se doter de l’arme nucléaire – est désormais atteint. Il a assuré que les frappes américaines avaient infligé des dégâts «colossaux» et que l’Iran aurait besoin de «quinze à vingt ans pour reconstruire ce qui a été détruit». Trump a par ailleurs révélé que Washington est en train de négocier avec «des dirigeants iraniens plus modérés et plus rationnels», laissant entendre qu’un «changement complet du régime» a eu lieu. «Nous parlons désormais à une nouvelle direction», a-t-il ajouté, sans toutefois préciser l’identité de ces interlocuteurs.
Le président américain a également lié la baisse annoncée des prix de l’énergie à ce désengagement militaire proche.
«La fin de notre présence sur le terrain va détendre les marchés pétroliers», a-t-il affirmé, tout en adressant un avertissement sans équivoque aux nouvelles autorités iraniennes : toute tentative future pour acquérir l’arme atomique se heurterait à une «riposte militaire immédiate et dévastatrice».
Sur le volet européen, la menace d’un retrait américain de l’OTAN ne cesse de prendre de l’épaisseur. Depuis des mois, Donald Trump critique la faiblesse des budgets de défense des alliés. Mais cette fois, il lie directement son geste à la crise au Moyen-Orient, dénonçant l’attitude de certains partenaires européens qui, selon lui, «n’ont pas été des alliés dans l’épreuve».
Si Washington venait à concrétiser cette sortie, ce serait un séisme diplomatique majeur, remettant en cause soixante-quinze ans d’architecture de sécurité occidentale.
Malik M.