L’Iran a vivement réagi hier dimanche au blocus naval imposé par les États-Unis, le qualifiant de «violation du cessez-le-feu» et d’«acte illégal et criminel», selon des propos relayés par l’AFP.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a accusé Washington d’infliger «une punition collective» à la population iranienne, estimant que cette mesure pourrait s’apparenter à un crime de guerre et à un crime contre l’humanité.
De son côté, le président américain, Donald Trump, a accusé Téhéran de violer le cessez-le-feu en menant des attaques contre des navires dans le détroit d’Ormuz, un point stratégique pour le commerce mondial.
Réagissant à ces accusations, le président iranien Massoud Pezeshkian a rejeté toute responsabilité dans une escalade militaire. Il a également critiqué les positions américaines sur le programme nucléaire iranien, affirmant que Washington n’a «aucune légitimité» pour priver son pays de ses droits dans ce domaine. «Nous ne cherchons pas à élargir le cercle de la guerre, nous n’avons déclenché aucun conflit et nous n’avons attaqué aucun pays», a-t-il déclaré, insistant sur le droit «légal et légitime» de l’Iran à assurer
sa défense.
Parallèlement, les discussions entre les deux pays se poursuivent, bien que leur issue reste incertaine. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a indiqué que des progrès avaient été réalisés lors des négociations tenues les 11 et 12 avril à Islamabad, auxquelles participait une délégation américaine conduite par le vice-président J. D. Vance. Toutefois, il a souligné que «de nombreuses divergences subsistent» et que plusieurs points essentiels restent en suspens.
Il a également appelé les États-Unis à «gagner la confiance du peuple iranien» en abandonnant toute approche unilatérale. Enfin, Ghalibaf a affirmé que l’Iran avait conservé le contrôle du détroit d’Ormuz et que l’acceptation du cessez-le-feu s’était faite sur la base des conditions posées par Téhéran, revendiquant une position de force sur le terrain.
M. M.
Tensions Iran–États-Unis: Téhéran dénonce un «acte criminel» et défend ses droits nucléaires

