Lors de sa rencontre périodique avec les représentants des médias nationaux, le président Tebboune, a présenté un vaste tableau des dynamiques en cours dans l’économie algérienne, mettant en lumière les avancées réalisées dans les domaines de l’entrepreneuriat innovant, de la sécurité alimentaire, de la stabilité financière et de la justice sociale.
Un pari ambitieux sur l’innovation : 20 000 start-up d’ici la fin du mandat
Le chef de l’État a affirmé que l’avenir économique de l’Algérie ne saurait reposer uniquement sur les recettes des hydrocarbures, soulignant que « l’intelligence algérienne est en train de s’exprimer ». Il a insisté sur le rôle moteur des start-up dans la transformation de l’économie nationale, citant les expériences réussies de pays comme la Chine et la Corée du Sud, qui ont bâti leur développement sur l’essor des jeunes entreprises innovantes.M. Tebboune a rappelé qu’en 2019, l’Algérie ne comptait que 200 start-up. Aujourd’hui, elles sont plus de 9 000, et l’objectif est d’atteindre les 20 000 d’ici la fin de son mandat, avec certaines d’entre elles attendues sur les marchés boursiers. Il a par ailleurs fait savoir que l’expérience algérienne dans ce domaine est désormais saluée par plusieurs institutions internationales.
Sécurité alimentaire : l’agriculture en pleine expansion
Abordant le secteur agricole, le président a mis en avant la stratégie nationale de stockage des céréales, qualifiée de projet prioritaire, avec une capacité visée de 9 millions de tonnes, principalement pour le blé dur. S’il prévoit une saison agricole prometteuse, il alerte néanmoins sur les effets de la faible pluviométrie attendue dans la région maghrébine.Grâce à des mesures efficaces contre la spéculation et à une amélioration des récoltes, le pays connaît un excédent dans plusieurs productions, notamment les pommes. Il a également salué les performances viticoles de la wilaya de Boumerdès. Résultat : la production agricole nationale a atteint un niveau record de 38 milliards de dollars, plaçant le secteur en position de rivaliser avec celui des hydrocarbures.
Une politique sociale assumée malgré son coût
Sur le plan social, le président Tebboune a réaffirmé l’engagement de l’État à maintenir les transferts sociaux, qui atteignent aujourd’hui 15 milliards de dollars. Il a reconnu que cette politique pèse sur la trésorerie publique, mais a tenu à rassurer : « cela n’entraînera pas de déficit budgétaire ». Il a souligné que la gestion des finances publiques reste maîtrisée, rappelant qu’« aucun budget au monde n’est exécuté à 100 % », preuve d’une approche réaliste et mesurée.
F.H.

