Lors de son entrevue périodique avec les médias nationaux, le président Abdelmadjid Tebboune a dressé un tableau optimiste de la situation économique du pays. Il a affirmé que tous les indicateurs sont au vert : baisse de l’inflation à moins de 4 %, augmentation des réserves de change estimées à près de 70 milliards de dollars, et absence totale de dette extérieure. Malgré la baisse des prix du pétrole, l’État exclut toute mesure d’austérité, privilégiant une gestion rationnelle fondée sur des priorités claires.
Le chef de l’État a également mis en avant la dynamique des investissements, la création d’emplois et la performance du secteur agricole, annonçant un taux de croissance économique attendu de 4 %, l’un des plus élevés de la région méditerranéenne. Il a salué l’autosuffisance en blé dur, atteinte pour la première fois depuis plus de six décennies, et la transformation de l’agriculture en un véritable moteur économique, comparable à celui de certains pays européens.Concernant l’économie informelle, le
président a réaffirmé sa volonté de l’intégrer progressivement dans le circuit officiel, notamment à travers
la codification de la micro-importation et le statut d’auto-entrepreneur. Il a insisté sur la nécessité de faire disparaître cette sphère parallèle sans coercition, mais par la persuasion et la transparence.
Industrie, innovation et souveraineté productive
Abdelmadjid Tebboune a souligné les avancées dans le secteur industriel, notamment dans l’automobile.
Il a annoncé l’arrivée de grandes marques mondiales qui lanceront la production locale avec des taux d’intégration élevés dès le départ. L’usine Fiat à Tafraoui est citée en exemple, tandis que la reprise de Renault dépendra de sa capacité à dépasser les 5 % d’intégration, seuil jugé insuffisant.Le président a insisté sur le principe d’intégration industrielle, qui implique la création d’un réseau national de sous-traitance, rompant avec les anciennes pratiques d’assemblage sans valeur ajoutée. Il a également évoqué la numérisation et l’introduction de l’intelligence artificielle dans les services publics, affirmant que l’Algérie avance à pas sûrs vers une gouvernance économique fondée sur des données fiables et une cyber sécurité renforcée. Sur le plan social, il a réaffirmé le maintien des transferts sociaux, estimés entre 13 et 14 milliards de dollars par an, et des subventions sur les produits de large consommation. Ces aides, selon lui, ne créent aucun déficit, et permettent de préserver la dignité du citoyen tout en consolidant le caractère social de l’État.
Diplomatie équilibrée et sécurité nationale affirmée
En matière de politique étrangère, le président Tebboune a réaffirmé l’attachement de l’Algérie au principe du non-alignement, soulignant les relations équilibrées et solides que le pays entretient avec les États-Unis, la Russie et la Chine. Il a balayé les critiques sur une prétendue isolation diplomatique, mettant en avant le nombre croissant de délégations étrangères en visite et la reconnaissance internationale du rôle de l’Algérie dans la stabilité régionale. Sur le plan sécuritaire, il a rassuré sur la protection des frontières et la capacité de l’armée nationale à faire face aux menaces terroristes, grâce à une expertise reconnue et des services de sécurité aguerris. Il a également salué le patriotisme de la diaspora, affirmant que toutes les portes lui sont ouvertes et que l’égalité des chances est garantie pour tous les Algériens, où qu’ils soient.Enfin, le président a réaffirmé son engagement à honorer les promesses faites aux citoyens, en poursuivant la mise en œuvre des programmes tracés jusqu’à la fin de son mandat, avec pour cap une Algérie forte, souveraine et résolument tournée vers l’émergence économique .
Fateh.H.

